Le dispositif de transferts monétaires continue d’occuper une place importante dans la stratégie nationale de protection sociale. Pour l’année 2026, les interventions prévues accordent une attention particulière au Grand Lomé et à la région Maritime, avec un ciblage destiné aux ménages les plus exposés aux difficultés économiques.
Cette orientation traduit la volonté de maintenir un mécanisme qui, au fil des années, a contribué à soutenir les revenus des familles vulnérables tout en favorisant le développement d’activités génératrices de ressources. Les appuis financiers sont conçus pour répondre à des besoins immédiats, mais aussi pour renforcer progressivement l’autonomie économique des bénéficiaires.
Dans le Grand Lomé, 1 600 ménages devraient recevoir une aide financée conjointement par l’État et l’Agence française de développement (AFD). Une enveloppe de 144 millions de francs CFA est prévue à cet effet. Le même volume de ressources sera mobilisé dans la région Maritime au profit d’un nombre identique de bénéficiaires.
Par ailleurs, les projections établies pour 2026 prévoient une configuration similaire dans les régions des Plateaux et Centrale. Cette répartition témoigne d’une recherche d’équilibre dans l’allocation des ressources publiques, avec une prise en compte des réalités propres à chaque territoire.
Le choix du Grand Lomé demeure stratégique. La capitale concentre une part importante de la population nationale et constitue le principal centre économique du pays. Malgré son dynamisme, certains ménages restent confrontés à des situations de vulnérabilité qui nécessitent des mesures d’accompagnement adaptées.
Les chiffres des années précédentes illustrent l’ampleur de l’intervention. En 2025, près de 10 000 ménages du Grand Lomé ont bénéficié du programme. Les résultats observés ont permis de poursuivre les actions tout en affinant les critères d’identification des bénéficiaires afin de mieux orienter les ressources vers les foyers les plus concernés.
Au-delà du soutien direct aux familles, ces transferts contribuent à la circulation des revenus dans les quartiers et les communautés. Une partie des montants reçus est généralement consacrée à de petites activités commerciales, à l’agriculture, à l’artisanat ou encore aux dépenses liées à l’éducation et à la santé.
Depuis plusieurs années, le Togo a renforcé son dispositif de protection sociale à travers différentes initiatives destinées aux populations vulnérables. Les transferts monétaires figurent parmi les outils les plus utilisés dans de nombreux pays pour réduire les inégalités, soutenir la résilience des ménages et favoriser l’inclusion économique.
Pour 2026, la poursuite du programme confirme la volonté des pouvoirs publics et de leurs partenaires de maintenir un accompagnement ciblé au profit des ménages les plus fragiles, tout en consolidant les mécanismes destinés à soutenir les revenus et les opportunités économiques au sein des communautés.
