La réflexion nationale sur l’avenir de la gouvernance foncière poursuit son parcours avec une étape importante dans la région Maritime. Réunis à Tsévié, les acteurs du secteur ont examiné le projet de Déclaration de politique foncière (DPF) afin d’y apporter des observations et des propositions destinées à renforcer sa pertinence et son efficacité.
Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations organisées à l’échelle nationale par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme. L’objectif est de recueillir les contributions des différentes catégories d’acteurs avant la finalisation d’un document appelé à orienter la gestion foncière pour les années à venir.
Chefs traditionnels, magistrats, géomètres, urbanistes, experts du foncier, représentants des collectivités territoriales et services techniques ont pris part aux échanges. Leur participation traduit la volonté de bâtir une vision partagée autour d’une question qui touche à la fois l’agriculture, l’habitat, l’investissement, l’aménagement du territoire et la préservation des ressources naturelles.
Depuis l’adoption du Code foncier et domanial en 2018, plusieurs réformes ont été engagées afin d’améliorer la sécurisation des terres et de moderniser les procédures administratives. Toutefois, les autorités reconnaissent la persistance de certaines difficultés liées notamment à la complexité des démarches, aux litiges récurrents et à la coordination entre les différents intervenants.
Au cours des travaux, les participants ont analysé le diagnostic du secteur foncier ainsi que les grandes orientations contenues dans le projet de Déclaration de politique foncière (DPF). Les discussions en groupes et les séances plénières ont permis de formuler des recommandations destinées à enrichir le document avant son adoption.
Le gouverneur de la région Maritime, Taïrou Bagbiégue, a rappelé l’importance stratégique du foncier pour le développement économique et social. Selon lui, la recherche de solutions durables passe nécessairement par une implication active des populations et des parties prenantes.
« Une politique foncière durable ne se décrète pas, elle se construit avec les populations », a-t-il déclaré, invitant les participants à formuler des propositions en phase avec les réalités du terrain.
De son côté, le directeur de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Edoh Komla, a indiqué que le processus engagé depuis 2024 vise à définir une vision claire de la gestion foncière. Il a encouragé les participants à partager leurs préoccupations afin de contribuer à l’élaboration d’un document fédérateur et adapté aux besoins des communautés.
Par ailleurs, la consultation bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Représentant le bureau de l’institution au Togo, Karimou Souley a réaffirmé la disponibilité de l’organisation à accompagner les efforts de réforme et de sécurisation foncière engagés par le pays.
Les contributions recueillies dans la région Maritime viendront enrichir celles formulées dans les autres régions. Elles serviront à consolider la version finale de la Déclaration de politique foncière (DPF), un document appelé à renforcer la cohérence des interventions publiques et à favoriser une gestion plus efficace du patrimoine foncier national.
