Les systèmes statistiques africains se penchent sur l’avenir du recensement de la population et de l’habitat. Du 12 au 17 juin 2026, des experts venus de pays francophones et lusophones du continent participent à un atelier consacré au Cycle 2030 des recensements. Les échanges portent sur les méthodes, les outils numériques et les standards internationaux qui encadreront les prochaines opérations de collecte de données.
Les travaux abordent plusieurs axes techniques. La digitalisation de la collecte figure parmi les priorités, avec l’usage accru des outils mobiles et des plateformes sécurisées. Le géoréférencement des ménages est également étudié afin d’améliorer la précision des données territoriales. Les participants examinent aussi l’exploitation des sources de données massives, ainsi que les mécanismes de protection des informations personnelles. Par ailleurs, le renforcement des capacités des instituts nationaux de statistique occupe une place centrale dans les discussions.
Cette rencontre est organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). À l’issue des travaux, les délégations doivent disposer d’un ensemble de repères méthodologiques communs pour préparer les opérations de recensement prévues dans le cadre du cycle 2025 à 2034, coordonné par l’Organisation des Nations unies (ONU).
Le programme mondial de recensement s’inscrit dans une continuité déjà engagée depuis plusieurs décennies. Il couvre successivement les cycles des années 1980, 1990, 2000 et 2020. L’objectif demeure d’assurer une meilleure comparabilité des données entre les pays et d’améliorer la qualité des statistiques démographiques à l’échelle internationale.
Pour les États participants, la qualité des données constitue un levier important de planification. Les informations issues des recensements servent de base à l’élaboration des politiques publiques dans des secteurs comme l’éducation, la santé, l’habitat, l’eau ou encore les infrastructures. Elles permettent également de suivre les dynamiques de population et d’adapter les investissements aux besoins réels.
Le Togo s’inscrit dans cette dynamique à travers son cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5), réalisé en 2022. Cette opération a renforcé les capacités du système statistique national et mis à disposition une base de données actualisée pour l’analyse des politiques publiques et la planification du développement.
