Les perturbations de la fourniture d’électricité qui touchent Lomé et plusieurs autres localités ont été au cœur d’une séance de questions orales avec débat tenue le 26 juin 2026 à l’Assemblée nationale. Cette rencontre a permis aux députés d’obtenir des explications du gouvernement sur les causes des délestages et les réponses prévues pour améliorer la desserte énergétique.
À l’initiative du député Hessou Passiwè, les élus ont interrogé le gouvernement sur les interruptions répétées qui affectent les ménages, les services publics et les activités économiques. La séance plénière, dirigée par le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Sélom Klassou, a donné lieu à un échange consacré aux difficultés que connaît le secteur de l’énergie.
Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, a expliqué que le Togo fait face depuis plusieurs années à une demande d’électricité en hausse. Selon lui, la production nationale ne couvre pas encore l’ensemble des besoins. Le pays complète donc son approvisionnement grâce aux importations en provenance du Ghana et du Nigeria. Toutefois, ces deux États connaissent eux aussi des contraintes qui réduisent les volumes habituellement livrés au réseau togolais.
« Le gouvernement s’est vu dans l’obligation d’aménager un programme de coupure afin que chaque citoyen puisse en bénéficier le plus possible », a indiqué le ministre devant les députés.
Les parlementaires ont relevé les répercussions de ces délestages sur les établissements de santé, les écoles, les petites et moyennes entreprises (PME), les administrations publiques ainsi que sur le quotidien des populations. Ils ont également plaidé pour une accélération des investissements destinés à renforcer la production et le transport de l’électricité.
En réponse, Robert Koffi Messan Eklo a présenté plusieurs actions engagées par l’exécutif. Elles concernent notamment la modernisation des centrales thermiques, l’acquisition de groupes électrogènes, le développement de centrales solaires ainsi que la réalisation de biodigesteurs afin de diversifier les sources de production.
Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé « l’engagement du gouvernement aux côtés du Président du Conseil, le Distingué militant Faure Essozimna Gnassingbé, à poursuivre les réformes engagées dans le secteur de l’énergie ». Il a ajouté que plusieurs mesures sont déjà en cours afin d’améliorer la qualité de la desserte, de réduire la fréquence des interruptions et de rendre l’approvisionnement électrique plus régulier dans les différentes régions du pays.
Au terme des échanges, les députés ont obtenu des précisions sur les actions prévues à court, moyen et long termes pour renforcer la sécurité énergétique nationale. Cette séance de contrôle parlementaire a également permis au gouvernement d’exposer les réponses apportées aux difficultés actuelles et les orientations retenues pour accompagner l’évolution des besoins en électricité.
