Le Plan national de développement (PND) 2018-2022 a placé la préservation de l’environnement parmi les priorités de la stratégie de transformation économique du Togo. Au-delà des investissements destinés aux infrastructures et à la création d’emplois, le programme a intégré des actions liées à la gestion durable des ressources naturelles, à la lutte contre les effets du changement climatique et au renforcement de la résilience des populations.
Doté d’une enveloppe prévisionnelle de 4 622 milliards de francs CFA, avec une participation attendue du secteur privé à hauteur d’environ 65 %, le PND avait pour ambition de « transformer structurellement l’économie, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents et induisant l’amélioration du bien-être social ». Cette orientation a permis d’associer les objectifs économiques aux enjeux environnementaux.
L’axe stratégique 3 du document a consacré une place importante à la protection des écosystèmes. La préservation des forêts, des sols, des cours d’eau et des zones humides a été intégrée comme un élément essentiel du développement durable. Ces ressources naturelles constituent des bases importantes pour plusieurs secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou encore la pêche.
Le PND a également mis l’accent sur la réduction de la dégradation des terres et la protection de la biodiversité. Cette approche répond aux réalités d’un pays où une partie importante des activités économiques dépend directement des ressources naturelles. La conservation des milieux naturels participe ainsi au maintien des activités rurales et à la préservation des moyens de subsistance.
Par ailleurs, la stratégie a pris en compte les défis liés aux changements climatiques. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux risques climatiques figuraient parmi les orientations retenues. Les phénomènes comme les inondations, les périodes de sécheresse ou les perturbations des saisons agricoles représentent des facteurs pouvant affecter les populations et les activités économiques.
La gestion durable de l’environnement a aussi concerné les zones urbaines. Le PND a encouragé de meilleures pratiques dans la gestion des déchets et des produits chimiques, avec pour objectif de limiter les impacts sur la santé publique et les écosystèmes. La prévention des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques a également été prise en compte dans cette démarche.
Au niveau social, les actions liées à la protection de l’environnement ont été associées à des mécanismes de soutien aux populations vulnérables. Dans le cadre du projet Filets sociaux et services de base (FSB), le nombre de bénéficiaires d’emplois temporaires a atteint 156 % des prévisions annuelles, selon les données du programme.
Avec le PND 2018-2022, les questions environnementales ont ainsi été intégrées aux politiques de développement du pays. La stratégie a rapproché les enjeux de croissance, de protection des ressources naturelles et d’amélioration des conditions de vie des populations.
