Les élections municipales du 17 juillet 2025 marquent une nouvelle avancée pour la représentation féminine dans la gouvernance locale au Togo. Si les femmes restent encore peu nombreuses à diriger les communes, leur présence à la tête des exécutifs municipaux traduit une évolution progressive de la participation des Togolaises à la gestion des affaires publiques. En 2025, elles représentent 10,26 % des maires du pays.
Depuis le retour de la décentralisation, les communes occupent une place centrale dans le développement des territoires. Elles assurent la gestion de nombreux services de proximité et répondent aux besoins quotidiens des populations. À leur tête, le maire exerce les fonctions d’ordonnateur du budget communal, veille à l’exécution des décisions du conseil municipal, coordonne les services techniques et conduit les projets de développement local, conformément aux dispositions de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales.
Son champ d’action couvre des domaines essentiels. Il concerne notamment l’assainissement, la voirie communale, l’éclairage public, les marchés, les écoles, les centres de santé, la protection de l’environnement, la gestion foncière ainsi que l’état civil. Cette proximité avec les citoyens fait du maire l’un des premiers interlocuteurs des habitants face aux préoccupations de la vie quotidienne.
Peu à peu, les femmes trouvent leur place dans cette fonction. Leur accession à la tête des communes reflète une ouverture croissante des espaces de décision aux compétences féminines. Elle illustre aussi les effets des réformes engagées en faveur de la participation des femmes à la vie publique, notamment à travers les mesures de promotion du genre mises en œuvre ces dernières années.
Au-delà des chiffres, ces élues participent à la conduite des politiques locales au même titre que leurs homologues masculins. Plusieurs collectivités dirigées par des femmes accordent une attention particulière aux questions liées à l’accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, à l’assainissement, à la protection des enfants ou encore au soutien des activités économiques locales. Ces priorités répondent directement aux attentes exprimées par les populations dans les communes.
Par ailleurs, la présence de femmes à la tête des municipalités constitue un repère pour les jeunes générations. Elle montre que les responsabilités communales sont accessibles sur la base des compétences, de l’engagement et du choix des électeurs. Cette évolution contribue également à renforcer la participation des femmes dans les instances de décision et à accroître leur visibilité au sein des collectivités territoriales.
Les partenaires du Togo, dont **ONU Femmes**, encouragent depuis plusieurs années une représentation plus équilibrée des femmes dans les institutions publiques. De son côté, le gouvernement poursuit des actions destinées à favoriser leur participation à la vie politique et administrative, avec pour objectif de consolider une gouvernance locale plus inclusive.
À mesure que la décentralisation poursuit son déploiement, la diversité des profils à la tête des communes enrichit la gestion des territoires. Les femmes maires prennent ainsi toute leur place dans l’administration locale et contribuent, aux côtés des autres élus, à répondre aux attentes des citoyens et au développement des collectivités.
