Le Fonds monétaire international suggère-t-il au Togo de suspendre ou d’arrêter les subventions sur le prix du kilowattheure de l’électricité ? En tout cas c’est ce qu’en filigrane on peut comprendre de cette mise en garde de l’institution de Bretton Woods dans une note adressée au gouvernement togolais.
Alors que le citoyen crie à la cherté du prix du kilowattheure et les multiples taxes sur son relevé, le FMI met la pression pour une réforme du secteur de l’électricité. Ce qui sans doute va corser l’addition sur les factures dès lors que l’État va arrêter ou diminuer sa quote-part.
Les problèmes de la Société qui fournit l’électricité aux Togolais datent de Mathusalem. Et les solutions aussi. Sauf qu’elles ne sont pas appliquées dans son intégralité notamment faire payer les barons du régime qui depuis des lustres utilisaient l’énergie à guise sans verser un seul kopeck pour la compagnie. De même que les avantages dont bénéficient certaines catégories de la population en l’occurrence les employés du secteur qui ont des tarifs préférentiels.
C’es ainsi que le FMI en tirant la sonnette d’alarme sur la situation financière du secteur électrique togolais, estime que les difficultés persistantes de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) représentent un risque croissant pour les finances publiques.
Entre pertes récurrentes, dette élevée et modèle économique fragilisé par des tarifs insuffisants pour couvrir les coûts, l’institution appelle à accélérer les réformes afin de rétablir la viabilité de l’entreprise.
Anani Sossou avec Sika Finance
