Le gouvernement togolais renforce le contrôle interne de son administration. Réuni en Conseil des ministres ce mardi 4 août sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, l’exécutif a fait le point sur les mesures disciplinaires engagées dans la fonction publique. Entre 2025 et 2026, 132 fonctionnaires ont été sanctionnés, dont 78 licenciés, à la suite de manquements aux obligations statutaires.
Ces chiffres, présentés par le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, traduisent la volonté des autorités de consolider les mécanismes de contrôle au sein de l’administration. Les sanctions concernent des absences irrégulières, des abandons de poste, des violations des règles d’éthique et de déontologie ainsi que des fraudes liées à des actes ou documents administratifs.
Le dispositif repose sur plusieurs outils de vérification. Les services compétents procèdent au contrôle des situations administratives des agents, au suivi des carrières et à l’identification des irrégularités susceptibles d’affecter le fonctionnement du service public. Les procédures disciplinaires sont engagées conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Cette politique accompagne les réformes engagées depuis plusieurs années pour moderniser l’administration togolaise. Le gouvernement a progressivement accéléré la numérisation de la gestion des ressources humaines, la sécurisation des dossiers administratifs et le renforcement des procédures de contrôle afin d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.
Dans la plupart des administrations publiques, les dispositifs disciplinaires répondent à un double objectif. Ils visent à garantir le respect des obligations professionnelles tout en préservant la continuité du service public. Les sanctions les plus lourdes, comme le licenciement, interviennent généralement lorsque les manquements sont jugés incompatibles avec les exigences du statut de la fonction publique.
Le Conseil des ministres souligne que cette démarche s’inscrit dans une politique de moralisation de l’administration et de bonne gouvernance. À l’issue de la communication, le Président du Conseil a demandé aux membres du gouvernement de poursuivre leur collaboration avec les services compétents afin de renforcer les mécanismes de contrôle et de prévention.
