Plus de 4 milliards de francs CFA. C’est le montant prévisionnel du portefeuille de projets retenu dans le nouveau Plan de Développement Communal (PDC) de Kozah 1 pour la période 2026-2031. Le document, actualisé après une phase de diagnostic et de concertation locale, a été validé vendredi 7 août 2026 lors d’un atelier organisé à la mairie.
Pour une commune qui couvre 214 km² et compte plus de 224 000 habitants selon les données municipales, l’enjeu dépasse la seule adoption d’un document de planification. Le PDC doit désormais servir de cadre pour hiérarchiser les investissements, rechercher des financements et coordonner les interventions publiques et privées au cours des cinq prochaines années.
La séance de validation a réuni des représentants de l’administration, des collectivités locales, des services déconcentrés de l’État, des organisations de la société civile ainsi que des acteurs traditionnels et militaires. Les travaux étaient présidés par Thierry Lakougnon, directeur de cabinet du ministre délégué chargé du Développement local. Le représentant du préfet de la Kozah, Tchakpala Kossi Jean, le premier adjoint au maire de Kozah 1, Tata Padabo Kèlèm, et la directrice pays de l’ONG Santé Intégrée, Dr Yawa Dzigbodi Charlotte Dzamado, figuraient aussi parmi les participants.
Le nouveau PDC résulte d’un processus de révision du précédent document. Celui-ci a été soumis à une évaluation sommaire avant son actualisation. Les travaux ont porté sur l’analyse des besoins de la commune, la définition des priorités et la construction d’un cadre programmatique destiné à guider les futurs projets.
La démarche a bénéficié de l’appui technique et financier de l’ONG Santé Intégrée, dans le cadre du projet « Ma Belle Commune ». Une partie du processus a reposé sur la participation des différentes composantes de la collectivité afin de faire remonter les besoins locaux et de confronter les priorités aux réalités du territoire.
Le portefeuille retenu couvre plusieurs domaines liés aux conditions de vie et à l’activité économique. Les investissements prévus doivent notamment concerner les infrastructures, les services de base, le soutien aux activités économiques ainsi que l’amélioration du cadre de vie. Le montant annoncé, supérieur à 4 milliards de francs CFA, constitue toutefois une programmation à financer au cours de la période et non une enveloppe déjà mobilisée.
Cette distinction est importante dans le fonctionnement des collectivités territoriales. Au Togo, les communes disposent de compétences en matière de conception, de programmation et d’exécution des actions de développement d’intérêt local. Leur capacité à traduire leurs plans en réalisations dépend donc aussi de leurs ressources propres, des transferts publics et des partenariats qu’elles peuvent établir.
Kozah 1 dispose déjà d’une structure administrative dédiée à la planification et au suivi-évaluation. La commune prévoit notamment le suivi des projets, la centralisation des données d’exécution et l’appui à la recherche de financements en lien avec son PDC. Ce dispositif doit contribuer à rapprocher la programmation budgétaire des priorités définies dans le document.
La commune avait par ailleurs adopté en 2024 un Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU), qui fournit un cadre pour l’organisation de son développement urbain. En 2025, elle a également engagé des travaux sur l’assainissement et, en 2026, sur l’appui à l’entrepreneuriat local. Le nouveau PDC vient ainsi compléter plusieurs instruments sectoriels déjà élaborés à l’échelle communale.
La validation du document ouvre surtout une période de mise en œuvre. Pour Kozah 1, l’enjeu des prochaines années sera de traduire les priorités retenues en projets financés, suivis et évalués, tout en maintenant la cohérence entre les besoins des populations et les capacités réelles de la collectivité.
Le PDC 2026-2031 constitue désormais le cadre de référence annoncé pour cette programmation. Son impact dépendra de la capacité de la commune et de ses partenaires à transformer les projets recensés en investissements effectifs au cours des cinq prochaines années.
