La capitale togolaise accueillera, du 28 au 30 septembre 2026, la première réunion consultative consacrée à la mise en place du Conseil consultatif sur la migration de l’Union africaine. La rencontre réunira notamment les responsables des services d’immigration des États membres et des représentants des communautés économiques régionales autour de la gouvernance des migrations et de la mobilité sur le continent.
Lomé sera au centre des discussions africaines sur la mobilité des personnes à la fin du mois de septembre. L’Union africaine y organisera une réunion consultative destinée à poser les bases du Migration Advisory Council, ou Conseil consultatif sur la migration (MAC).

La future instance doit réunir les directeurs généraux, chefs et responsables des services d’immigration des États membres de l’Union africaine, avec la participation des communautés économiques régionales. Elle doit servir de cadre de concertation et d’orientation sur les questions migratoires et les pratiques de gestion des frontières.
Cette réunion intervient alors que l’Union africaine cherche à renforcer la coordination des politiques migratoires entre les États et les organisations régionales. Le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique (MPFA), adopté initialement en 2006 puis révisé en 2018, fournit déjà aux États membres et aux communautés économiques régionales des orientations sur la gouvernance des migrations, la mobilité de la main-d’œuvre, la diaspora, la gestion des frontières ou encore les liens entre migration et commerce.
La création du MAC doit compléter cette architecture par un espace de travail réunissant directement les administrations chargées de l’immigration. Les discussions doivent notamment porter sur la coopération entre services, l’harmonisation des pratiques et les moyens de faciliter les déplacements entre pays africains.
La gestion des frontières figurera également parmi les sujets examinés. L’Union africaine met notamment en avant la coordination entre postes frontaliers, l’harmonisation des procédures d’entrée et de sortie ainsi que la numérisation des services d’immigration. Les systèmes d’information et les dispositifs de gestion intégrée des frontières font partie des pistes examinées pour améliorer à la fois la fluidité des déplacements et la collecte des données migratoires.
La question de la libre circulation occupera aussi une place importante dans les échanges. Elle rejoint les objectifs d’intégration régionale et continentale, notamment ceux liés à la Zone de libre-échange continentale africaine. La mobilité des personnes constitue en effet l’un des facteurs pris en compte dans le développement des échanges économiques entre les pays africains.
La rencontre de Lomé intervient enfin après une évaluation à mi-parcours du MPFA publiée par l’Union africaine en 2026. Cette évaluation, menée avec la participation de 34 États membres, vise notamment à mesurer les progrès réalisés et à identifier les priorités pour renforcer la gouvernance migratoire jusqu’en 2030.
Du 28 au 30 septembre, les consultations devront ainsi permettre de préciser la place, le fonctionnement et les priorités du futur Conseil consultatif sur la migration.
