L’arrêt temporaire de l’approvisionnement en gaz naturel impose à la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) d’adapter son dispositif de production. La compagnie prévient toutefois que des interruptions ponctuelles d’électricité restent possibles dans certaines localités.
Du 7 au 22 octobre 2026, les centrales thermiques alimentées au gaz naturel devront fonctionner dans des conditions particulières. Les travaux de maintenance préventive engagés sur les équipements de la West African Gas Pipeline Company (WAPCo), initialement programmés du 28 août au 21 septembre, ont été reprogrammés sur cette nouvelle période.
Pour maintenir autant que possible le niveau de fourniture, la CEET prévoit de substituer temporairement des combustibles liquides au gaz naturel. Ce choix permet de préserver davantage la production disponible, mais avec un coût supérieur. L’entreprise indique que cette adaptation ne suffira pas à écarter totalement les perturbations du réseau.
La situation concerne une infrastructure qui joue un rôle dans l’approvisionnement énergétique régional. Le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest relie notamment le Nigeria aux réseaux du Bénin et du Togo. Les opérations engagées par WAPCo portent sur la maintenance, la préservation de l’intégrité et la modernisation de plusieurs équipements du réseau.
La pression sur le système électrique s’inscrit dans une demande appelée à progresser. Le Pacte national énergie du Togo, élaboré avec l’appui de la Banque mondiale, prévoit d’ailleurs des mesures destinées à améliorer l’efficacité opérationnelle du secteur et à renforcer les capacités électriques, avec l’objectif d’atteindre des excédents d’autoproduction à l’horizon du premier trimestre 2027.
Pendant la période des travaux, la CEET demande aux usagers de laisser leurs appareils débranchés lors des coupures et de ne les reconnecter qu’après le rétablissement de l’électricité. Les interventions annoncées par WAPCo doivent prendre fin le 22 octobre.
