Le rappeur togolais affirme que son frère a versé 1 500 euros à un représentant de l’Association des victimes de la torture au Togo pour qu’il prenne en charge son dossier. Il ne fournit aucun justificatif à l’appui de ses déclarations.
Essowè Tchalla, alias Aamron, conteste l’idée selon laquelle les soutiens mobilisés autour de son arrestation seraient intervenus à titre bénévole. « Loin de penser que les gens se sont intéressés à un cas d’injustice, il faut savoir que les gens n’ont pas fait des actions bénévolement », affirme-t-il. Parmi les organisations qui se seraient saisies de son dossier, il cite l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO).
Le rappeur soutient que son frère a versé 1 500 euros à la personne qui représentait alors l’association afin qu’elle prenne en charge son dossier. « C’est moyennant cette somme que la personne a commencé à intervenir sur mon dossier », déclare-t-il, sans révéler l’identité de ce représentant ni produire de preuve du paiement allégué.
La somme évoquée équivaut à environ 984 000 francs CFA, au taux fixe de 655,957 francs CFA pour un euro. Aamron l’estime à un peu plus d’un million de francs CFA. Il situe ces faits au moment de sa première arrestation, survenue dans la nuit du 26 mai 2025 à son domicile de Lomé.
Après cette interpellation, le rappeur avait été conduit à l’hôpital psychiatrique de Zébé, d’où il avait été libéré le 21 juin 2025. Il a été arrêté une seconde fois le 19 septembre de la même année, avant d’être relâché sous contrôle judiciaire.
Dirigée par Monzolouwè Atcholi Kao, l’ASVITTO intervient dans le domaine des droits humains au Togo. En août 2025, l’association recensait une centaine de prisonniers politiques dans le pays. Elle figure également parmi les requérants d’une affaire contre l’État togolais examinée le 22 novembre 2024 par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
À notre connaissance, l’ASVITTO n’a pas publiquement réagi aux accusations formulées par le rappeur.
