Le Togo a consacré 1,8 milliard de francs CFA à la réduction des vulnérabilités au cours de l’année 2025. Ces fonds ont permis d’atteindre 204 720 bénéficiaires à travers le pays, selon le bilan du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance.
Le financement de ces actions repose sur une double source. L’État a mobilisé 950 millions de francs CFA sur ses ressources propres. Les partenaires techniques et financiers ont complété cet effort avec 861 millions de francs CFA. Cette combinaison permet de diversifier les moyens d’intervention sur le terrain.
Les femmes représentent 60% des personnes touchées par ces programmes. Parmi les 150 916 individus directement concernés par la lutte contre les vulnérabilités, 83 677 sont de sexe féminin. Les interventions ont ciblé la prise en charge, la formation et l’insertion socioprofessionnelle.
La répartition géographique montre une concentration dans le Grand Lomé, où 65 642 personnes ont bénéficié de ces mesures. La région des Plateaux arrive en deuxième position avec 33 533 bénéficiaires, suivie de la Kara avec 32 517 personnes. La région Centrale compte 28 310 bénéficiaires, celle des Savanes 24 779 et la Maritime 19 937.
Les autorités ont mis l’accent sur plusieurs dimensions de la fragilité sociale. Les ménages à faibles revenus, les enfants, les personnes en situation de handicap et les populations des zones à risques figurent parmi les groupes prioritaires. L’approche adoptée cherche à traiter ces fragilités de manière globale.
Les services essentiels constituent un axe central de cette politique. L’accès à la santé, à l’éducation et à la nutrition fait partie des domaines renforcés pour agir sur les causes profondes de la précarité. Les filets sociaux et les initiatives de soutien aux revenus complètent ce dispositif.
L’autonomisation économique représente un autre volet de l’action publique. Le soutien à l’entrepreneuriat local, l’insertion professionnelle des jeunes et l’accès des femmes aux opportunités économiques visent à réduire durablement les situations de dépendance. Ces mesures permettent aux bénéficiaires de développer leurs capacités de résilience.
Les programmes déployés cherchent à amortir les chocs économiques et sociaux. Ils donnent aux populations vulnérables une capacité de projection vers l’avenir en leur fournissant les moyens de subvenir à leurs besoins essentiels. Cette stratégie s’inscrit dans une démarche de protection et d’inclusion sociale portée par les pouvoirs publics.
