Le Haut Conseil des associations et mouvement estudiantins (HaCAME) a organisé cette semaine à l’Université de Lomé une série d’activités dédiées aux étudiantes togolaises. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes autour du thème « Changement climatique et résilience : la contribution des étudiantes togolaises aux solutions locales ».
Les activités ont débuté jeudi 5 mars 2026 par une opération Campus propre. Cette action visait à promouvoir un espace universitaire zéro plastique. Les participants ont ramassé les déchets plastiques sur les différents sites du campus pour sensibiliser la communauté universitaire aux enjeux environnementaux.

Une conférence-débat a prolongé cette mobilisation. Cette rencontre destinée aux étudiantes portait sur la protection de l’environnement et la préservation du patrimoine végétal. Les intervenants ont abordé les liens entre changement climatique, genre et solutions locales adaptées au contexte togolais.
Piou Tchédré, président national du HaCAME, a souligné le rôle indispensable des femmes dans la lutte contre les défis climatiques. « On ne peut pas résoudre ces problèmes au niveau national sans l’engagement des femmes et des jeunes filles qui représentent une grande partie de la population », a-t-il déclaré.

Cette affirmation s’appuie sur des données démographiques. Les femmes constituent plus de 50% de la population togolaise. Les jeunes filles représentent une part importante des effectifs dans l’enseignement supérieur. Leur mobilisation conditionne donc largement le succès des politiques environnementales.
La rencontre a réuni des experts de plusieurs institutions. Le Ministère de l’Environnement et des Ressources forestières du Togo a délégué des spécialistes. La Togolaise des Eaux (TdE) a également participé à cette sensibilisation. L’Université de Lomé a mobilisé ses enseignants-chercheurs spécialisés dans les questions environnementales.
Un concours a marqué cette journée de sensibilisation. Les participantes ont soumis des projets innovants pour faire du campus un espace zéro plastique. L’objectif consiste à mettre en œuvre ces solutions dans les mois à venir. Les trois meilleurs projets seront récompensés et bénéficieront d’un accompagnement pour leur réalisation.
Cette initiative du HaCAME s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation des jeunes face aux enjeux climatiques. Les campus universitaires constituent des espaces propices à l’expérimentation de solutions environnementales. Les étudiantes peuvent y développer des approches innovantes applicables ensuite à l’échelle nationale.
La problématique du plastique préoccupe particulièrement les autorités togolaises. Les déchets plastiques envahissent les villes et polluent les cours d’eau. La sensibilisation dans les universités vise à former une génération consciente de ces enjeux et capable de proposer des alternatives.
Les étudiantes togolaises apportent des contributions spécifiques aux solutions climatiques locales. Leur connaissance du terrain et leur créativité permettent d’imaginer des réponses adaptées aux réalités culturelles et économiques. Cette expertise féminine enrichit les politiques publiques environnementales.
Le thème choisi par le HaCAME établit un lien direct entre droits des femmes et protection de l’environnement. Cette approche reconnaît que les femmes subissent différemment les impacts du changement climatique. Elles détiennent également des savoirs traditionnels précieux pour l’adaptation et l’atténuation.
L’opération Campus propre lancera potentiellement une dynamique durable. Au-delà de la journée symbolique, le HaCAME ambitionne de transformer durablement les pratiques sur le campus. L’élimination progressive du plastique à usage unique constitue un objectif concret et mesurable.
Les projets innovants primés serviront de modèles reproductibles. Les meilleures idées pourront être déployées dans d’autres universités togolaises. Cette diffusion horizontale maximisera l’impact de l’initiative au-delà de l’Université de Lomé.
@IKA
