Le Togo et le Groupe de la Banque mondiale ont tenu la semaine écoulée une rencontre consacrée à la revue des projets et programmes financés par l’institution dans le pays. Cette session a réuni les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets avec pour objectif de faire le point global sur le portefeuille et d’identifier les contraintes qui freinent l’exécution optimale des initiatives.
Le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s’élève actuellement à 1,49 milliard de dollars selon les deux parties. Il comprend 18 projets et programmes en cours d’exécution répartis entre 10 projets nationaux et 8 projets régionaux qui couvrent plusieurs domaines stratégiques du développement du pays.
La Société financière internationale, branche du Groupe en charge du secteur privé, a investi environ 320 millions de dollars entre 2020 et 2025. Ces ressources visent à soutenir le développement du secteur privé togolais dans différentes filières économiques.
L’Agence multilatérale de garantie des investissements affiche un portefeuille de 172 millions de dollars pour le Togo au 31 décembre 2025. Une garantie additionnelle de 585 millions de dollars vient compléter cet engagement financier destiné à sécuriser les investissements dans le pays.
Ces ressources financent des initiatives dans plusieurs domaines stratégiques du développement national. Les interventions concernent l’emploi, l’énergie, la gouvernance, l’agriculture, la santé et l’éducation. Le développement local, la protection sociale, l’accès à l’eau, les transports et le développement urbain bénéficient également de ces financements.
La revue du portefeuille a permis d’évaluer la performance globale des projets en cours. Les participants ont identifié les contraintes persistantes et sont convenus d’actions correctives concrètes afin de renforcer l’impact des interventions sur les populations togolaises.
Parmi les principaux défis relevés figure la lenteur des procédures de passation des marchés. Cette lenteur administrative retarde le démarrage effectif de certaines activités prévues dans les projets. L’insuffisance de certaines ressources et des capacités d’absorption limitées entraînent également des retards dans la mise en œuvre.
Les participants ont évoqué des difficultés liées à la coordination interinstitutionnelle. La multiplicité des acteurs impliqués dans l’exécution des projets nécessite une meilleure synchronisation des interventions. Le suivi de certaines activités pose aussi problème et mérite d’être renforcé.
Au regard de ces observations, le conseiller économique du Président du Conseil, Anumu Kétoglo, a invité les différents acteurs à faire preuve de davantage de célérité, de rigueur et de coordination. Il a rappelé les véritables critères d’évaluation de la performance d’un portefeuille de projets.
« La performance d’un portefeuille ne se limite pas aux engagements financiers ni aux seuls décaissements. Elle se mesure avant tout à l’impact réel des projets sur la vie des populations », a-t-il souligné lors de cette rencontre qui a rassemblé les responsables des structures de mise en œuvre.
Malgré ces contraintes identifiées, le représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Tony Verheijen, a salué les performances du pays. Selon lui, le Togo s’est longtemps distingué dans la sous-région par la qualité de la gestion de son portefeuille de projets financés par l’institution.
« Cela s’est traduit par l’augmentation progressive de la taille du portefeuille au fil des années, avec des projets novateurs qui contribuent à répondre à l’ambition d’émergence du Togo et aux besoins des populations », a-t-il indiqué en reconnaissant les efforts déployés par les équipes togolaises.
Cette revue conjointe témoigne de la qualité du partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale. Elle illustre une volonté partagée d’améliorer continuellement l’efficacité des projets pour maximiser leur impact sur le développement du pays.
Les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs efforts pour lever les obstacles identifiés. Des mécanismes de suivi renforcés seront mis en place pour accélérer l’exécution des projets en souffrance. La coordination entre les différentes structures impliquées sera améliorée pour fluidifier les processus.
Le renforcement des capacités d’absorption constitue une priorité pour les mois à venir. Des formations et un accompagnement technique permettront aux équipes nationales de mieux gérer les projets complexes financés par les institutions internationales.
Cette approche de dialogue franc et constructif permet de faire le point régulièrement sur l’état d’avancement du portefeuille. Elle facilite l’ajustement des stratégies en fonction des résultats observés sur le terrain et des difficultés rencontrées lors de l’exécution.
