Quarante communes togolaises sur les 117 que compte le pays disposent d’un partenariat de coopération décentralisée. Les 77 autres évoluent sans soutien extérieur structuré. La Faîtière des communes du Togo (FCT) a trouvé un allié pour élargir ce cercle.
SO Coopération, réseau régional multi-acteurs (RRMA) de Nouvelle-Aquitaine, s’engage à accompagner les collectivités togolaises dans la recherche de partenariats. Koubonou Touni, présidente de la FCT, et Mathilde Reziau, directrice de SO Coopération, ont scellé mardi 24 mars 2026 à Lomé les bases de cette collaboration.
La gestion des déchets figure parmi les secteurs prioritaires ciblés. Les communes togolaises peinent à collecter et traiter les ordures ménagères. Les dépotoirs sauvages défigurent les villes. Les plastiques envahissent les espaces publics. L’expertise française pourrait transformer ces pratiques.
L’eau et l’assainissement constituent le deuxième axe d’intervention. De nombreuses communes manquent d’infrastructures adéquates. Les réseaux d’eau potable couvrent partiellement les zones urbaines. L’assainissement reste embryonnaire dans plusieurs localités. Les eaux usées se déversent sans traitement.
L’énergie complète cette liste de priorités. L’accès à l’électricité varie considérablement entre communes. Certaines bénéficient d’un raccordement quasi total. D’autres stagnent avec des taux de couverture dérisoires. L’éclairage public reste un luxe dans plusieurs chefs-lieux.
SO Coopération mobilisera un large éventail d’acteurs néo-aquitains. Les associations spécialisées apporteront leur savoir-faire technique. Les collectivités territoriales partageront leurs expériences de gestion locale. Les établissements de formation et de recherche contribueront par leurs études et leurs innovations.
Les entreprises régionales françaises offriront des solutions adaptées aux contextes togolais. Cette diversité d’intervenants enrichit les partenariats. Chaque commune trouve des réponses à ses besoins spécifiques.
Mathilde Reziau a souligné l’expérience de son réseau. Les structures néo-aquitaines bénéficient d’un dispositif d’information et d’accompagnement rodé. Elles pilotent déjà des projets de coopération internationale dans divers pays. Le Togo figure en bonne place parmi ces destinations.
Cette connaissance préalable du terrain togolais facilite l’établissement de nouveaux partenariats. Les acteurs français comprennent les réalités locales. Ils adaptent leurs interventions aux contraintes budgétaires et organisationnelles des communes togolaises.
Des projections concernent déjà plusieurs collectivités territoriales du sud du pays. Les discussions préliminaires identifient les besoins précis. Les communes expriment leurs attentes. Les partenaires potentiels évaluent leur capacité d’intervention.
Le renforcement des relations existantes s’ajoute à la création de nouveaux liens. Les quarante communes déjà jumelées approfondiront leurs collaborations. Les échanges se multiplieront. Les projets communs gagneront en ampleur.
Le Togo s’est engagé dans la décentralisation depuis quelques années. Cette réforme transfère des compétences et des ressources vers les collectivités locales. Les communes assument progressivement la gestion de services autrefois centralisés.
Cette autonomie croissante nécessite un accompagnement technique et financier. Les capacités institutionnelles des communes se construisent progressivement. Les agents municipaux acquièrent de nouvelles compétences. Les élus locaux apprennent à gérer des budgets élargis.
La coopération décentralisée accélère ce processus d’apprentissage. Les communes partenaires partagent leurs expériences. Elles évitent les erreurs commises ailleurs. Elles répliquent les solutions éprouvées.
Le développement local s’appuie sur ces échanges entre territoires. Les investissements ciblés répondent aux besoins réels des populations. Les services de base s’améliorent concrètement. L’eau potable arrive dans les foyers. Les déchets disparaissent des rues. L’électricité éclaire les quartiers.
Cette dynamique partenariale s’inscrit dans la durée. Les jumelages survivent aux changements d’équipes municipales. Ils créent des liens humains pérennes. Les échanges de jeunes, de techniciens et d’élus tissent des relations solides.
