Mis en service le 23 avril 2026, le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA) a déjà examiné environ 650 échantillons. Ses analyses doivent permettre de vérifier la conformité des denrées alimentaires et de fournir des garanties sanitaires aux consommateurs comme aux acheteurs étrangers.

La capacité du laboratoire à contrôler les produits fabriqués au Togo était au centre de la visite effectuée le mercredi 21 octobre par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, à Cacavéli, à Lomé. Cette démarche s’inscrit dans les activités du Mois du Consommer local, avec une attention portée aux moyens disponibles pour attester la qualité des produits commercialisés.
Les quelque 1 200 analyses réalisées depuis l’ouverture du LaNSA portent sur environ 650 échantillons. Selon son directeur général, le professeur Komlan Sanda, les résultats des examens physico-chimiques montrent que la majorité des produits contrôlés sont conformes aux normes requises. Cette appréciation concerne les échantillons analysés et ne permet pas, à elle seule, de conclure à la conformité de l’ensemble des produits disponibles sur le marché.
Le laboratoire est chargé de déterminer les concentrations de contaminants recherchés, d’évaluer les risques sanitaires et de délivrer des certificats de salubrité dans le cadre de ses attributions. Ces examens fournissent des éléments techniques pour apprécier la sécurité des aliments et leur conformité aux exigences applicables.

Pour Badanam Patoki, la capacité à démontrer cette conformité conditionne aussi les possibilités d’exportation. « Le Togo ne peut prétendre exporter ses produits sans disposer de preuves attestant leur conformité aux normes exigées par les pays importateurs », a-t-il déclaré, soulignant que la compétitivité ne dépend pas uniquement des prix, mais aussi de la qualité des denrées proposées.
La production locale constitue un autre volet de cette exigence. Le ministre a défendu la nécessité de veiller à la qualité des aliments fabriqués dans le pays, en plus de développer leur production, afin que leur commercialisation repose sur des garanties vérifiables.
Le LaNSA est ainsi appelé à fournir des résultats d’analyse permettant aux producteurs et aux autorités de mieux apprécier la conformité sanitaire des denrées. La portée de ces contrôles dépendra des paramètres examinés, des normes applicables et de la capacité du laboratoire à répondre aux besoins des opérateurs économiques.
