L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) enregistre une baisse notable des recours liés aux marchés publics. Le nombre de contentieux traités par le Comité de règlement des différends est passé de 56 en 2015 à 26 en 2024. Cette réduction de plus de moitié témoigne de l’amélioration des procédures et de la confiance accrue des opérateurs économiques dans le système.
Entre 2015 et 2024, près de 9 800 marchés publics ont été conclus pour un montant global de 265 367 milliards de francs CFA. Cette décennie révèle une intensification de l’investissement public et un renforcement progressif de la transparence dans la commande publique. Les volumes ont considérablement augmenté sur la période.
L’année 2023 se distingue comme la plus active avec 1 983 marchés conclus pour une valeur de 326 milliards de francs CFA. Ce record contraste avec les 841 dossiers traités en 2015 pour 226 milliards de francs CFA. La progression constante reflète l’accélération des projets d’infrastructures et de développement mis en œuvre par les autorités.
La baisse des contentieux constitue un indicateur positif de la qualité du système de passation des marchés. Lorsque les règles sont claires et appliquées équitablement, les opérateurs économiques contestent moins les décisions. Les procédures standardisées réduisent les zones d’ombre qui alimentent traditionnellement les différends.
La formation des acteurs joue un rôle déterminant dans cette amélioration. Sur la décennie, 15 682 personnes ont été formées aux règles de la commande publique. Ces sessions de renforcement des capacités concernent les agents publics chargés de la passation des marchés, les membres des commissions d’attribution et les entreprises soumissionnaires. Cette montée en compétence collective produit des effets mesurables.
Les agents maîtrisent mieux les procédures de publication des appels d’offres, d’évaluation des propositions et d’attribution des marchés. Les entreprises comprennent les critères de sélection et préparent des dossiers conformes aux exigences. Cette professionnalisation réduit les erreurs de forme qui génèrent souvent des recours.
L’ARCOP dresse un bilan globalement positif de la décennie écoulée. L’institution a développé des outils de suivi et de contrôle qui renforcent la transparence. Les rapports d’attribution sont désormais publiés et accessibles. Les délais de traitement des dossiers ont été raccourcis. Ces améliorations techniques facilitent le travail des acteurs et limitent les frustrations.
La réduction des contentieux bénéficie à l’ensemble du système économique. Les entreprises gagnent du temps et économisent les frais juridiques liés aux procédures de recours. L’administration accélère l’exécution de ses projets sans attendre les décisions du Comité de règlement des différends. Les bénéficiaires finaux reçoivent plus rapidement les infrastructures et services attendus.
