L’ouverture, lundi, d’un atelier de dix jours consacré à l’élaboration des rapports d’exécution des budgets verts 2024 et 2025 marque une nouvelle phase dans la politique de budgétisation verte du Togo. Organisée par la Direction générale du budget et des finances (DGBF), cette rencontre rassemble des experts nationaux, les points focaux des ministères sectoriels ainsi que des partenaires techniques pour évaluer l’exécution des dépenses liées au climat et à l’environnement.
Après avoir intégré progressivement la budgétisation verte dans la préparation des lois de finances, le gouvernement met désormais l’accent sur le suivi des crédits inscrits au budget. L’objectif est de vérifier si les ressources identifiées comme favorables à la lutte contre les changements climatiques et à la protection de l’environnement ont effectivement été mobilisées conformément aux prévisions.
Au total, 64 experts prennent part aux travaux, avec l’appui technique du conseiller résident du Fonds monétaire international (FMI). Pendant dix jours, ils auront pour mission de réunir et de consolider les données budgétaires des exercices 2024 et 2025, d’examiner la concordance entre les crédits programmés et les dépenses réellement exécutées, de mettre au point un modèle harmonisé de rapport et de préparer les premiers rapports d’exécution des budgets verts.
Cette démarche prolonge une réforme engagée ces dernières années. Expérimentée auprès de neuf ministères lors de la préparation du budget 2024, la budgétisation verte a ensuite été élargie à vingt-quatre départements ministériels pour l’exercice 2025. Depuis la loi de finances 2026, elle couvre désormais l’ensemble de l’administration centrale, avec un marquage des dépenses selon leur contribution aux objectifs climatiques et environnementaux.
Le dispositif repose sur une méthodologie développée avec l’accompagnement du Fonds monétaire international. Celle-ci permet d’identifier les dépenses publiques qui participent notamment à l’adaptation aux changements climatiques, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la préservation de la biodiversité, à la gestion durable des ressources en eau et à la lutte contre les différentes formes de pollution.
Au-delà de l’analyse financière, les rapports en préparation fourniront une vision plus précise de l’exécution des engagements pris dans le cadre des budgets verts. Ils permettront de comparer les montants prévus aux dépenses effectivement réalisées et d’apprécier la cohérence entre la programmation budgétaire et les actions conduites par les ministères.
Les conclusions de cet atelier serviront également de base pour renforcer les outils de suivi des politiques publiques liées au climat. Elles viendront compléter les documents budgétaires déjà élaborés dans le cadre de la réforme et contribueront à améliorer la transparence sur l’utilisation des ressources publiques destinées aux priorités environnementales.
