Les réformes économiques et la préservation des équilibres budgétaires demeurent au centre de la stratégie du gouvernement. Ce message a été réaffirmé vendredi à Kara par le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, à l’occasion de la présentation du rapport 2026 du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne.
La rencontre a permis d’examiner les tendances économiques de la région. Le rapport du FMI relève que les économies subsahariennes ont mieux résisté que prévu en 2025. Toutefois, il souligne que la hausse des prix de l’énergie et des engrais, les tensions géopolitiques, les aléas climatiques ainsi que le resserrement des conditions de financement continuent de peser sur les perspectives de croissance. (IMF)
Face à cet environnement, Essowè Georges Barcola a rappelé la ligne suivie par les autorités togolaises. « Le gouvernement adhère pleinement aux recommandations du FMI », a-t-il déclaré, en mettant en avant une feuille de route articulée autour de trois priorités : protéger les populations, renforcer la cohésion territoriale et transformer l’économie.
Le ministre a indiqué que cette orientation vise à maintenir un rythme de croissance proche de 6 %, à réduire durablement la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations d’ici à 2040. Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de ramener le déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut (PIB) à partir de 2027, grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques et à la poursuite des réformes engagées avec l’appui du FMI.
Évoquant les défis auxquels les pays africains restent confrontés, le ministre a rappelé que les progrès économiques demeurent exposés aux effets des crises internationales. Il a cité notamment le conflit au Moyen-Orient, les risques climatiques et les conditions de financement plus exigeantes, qui appellent à maintenir les efforts de réforme et à préserver les marges de manœuvre budgétaires.
« Nous poursuivrons les réformes économiques tout en renforçant la sécurité et la capacité de notre pays à faire face aux chocs extérieurs », a-t-il affirmé.
La présentation s’est déroulée en présence de Racheeda Boukezia, représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. À travers son rapport, l’institution recommande aux États d’accélérer les réformes structurelles, de consolider les finances publiques et de créer un environnement favorable au développement du secteur privé. Le FMI encourage aussi une participation plus large des universités, des médias, de la société civile et des acteurs économiques aux échanges consacrés aux politiques publiques.
