Le Port sec de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a connu une nette progression de ses activités en 2025. Les volumes de conteneurs traités ont augmenté de près de 70 % en un an, un résultat qui traduit le renforcement de la chaîne logistique autour de cette zone industrielle et le développement des échanges commerciaux.
Selon les données publiées, le Port sec a traité 89 340 équivalents vingt pieds (EVP) en 2025, contre 52 703 un an plus tôt. Cette évolution reflète l’intensification du trafic conteneurisé, une meilleure fluidité des opérations douanières ainsi qu’une utilisation plus soutenue des infrastructures logistiques de la plateforme.
Ce résultat intervient alors que la Plateforme industrielle d’Adétikopé, fruit d’un partenariat public-privé, poursuit son développement comme espace dédié à la transformation industrielle, au stockage et à la distribution des marchandises. Le Port sec constitue l’un des maillons essentiels de cet écosystème. Relié au Port autonome de Lomé, il facilite le traitement des conteneurs tout en réduisant les délais de passage des marchandises.
Au-delà des volumes enregistrés, cette évolution a eu des effets sur l’emploi. Plus de 500 postes directs et indirects ont été créés dans les secteurs du transport, de la manutention, des services douaniers et des activités connexes. Les entreprises installées sur la plateforme bénéficient également d’un environnement qui simplifie les formalités administratives. Lorsque les dossiers sont complets, les opérations de dédouanement peuvent être réalisées entre un et trois jours.
L’Autorité de coordination de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (ACP), dirigée par son administrateur général, le lieutenant-colonel Idiola Sandah, poursuit par ailleurs plusieurs actions destinées à améliorer la compétitivité de la plateforme. La modernisation des procédures, le renforcement du guichet unique, la coopération avec des partenaires internationaux et le développement des compétences figurent parmi les priorités portées par l’institution. (acp.tg)
Les perspectives restent tout aussi ambitieuses. La PIA vise désormais une capacité annuelle de 144 000 EVP et entend porter les exportations à près de 2 000 EVP par mois. Pour atteindre cet objectif, l’accent est mis sur la digitalisation des opérations logistiques ainsi que sur le renforcement des flux commerciaux avec les pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali.
Grâce à cette montée en puissance, le Port sec de la PIA confirme sa place dans le dispositif logistique national. Il contribue à améliorer la circulation des marchandises, à soutenir les activités industrielles installées sur le site et à consolider l’attractivité de la plateforme auprès des investisseurs et des opérateurs économiques.
