Les femmes désireuses d’agir sur les questions liées au changement climatique et à la mobilité humaine disposent d’une nouvelle occasion de renforcer leurs compétences. La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avec l’appui de ses partenaires internationaux, lance un appel à candidatures destiné à de jeunes boursières ainsi qu’à des mentores expérimentées. Le Togo figure parmi les douze pays éligibles à ce programme régional.
Le Programme mondial « Mobilité humaine dans le contexte du changement climatique (HMCCC II) », conduit par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), avec le cofinancement de la Coopération suisse au développement (SDC), est mis en œuvre en partenariat avec la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son objectif est de favoriser une meilleure prise en compte des effets du changement climatique sur les déplacements des populations en Afrique de l’Ouest, tout en renforçant la place des femmes dans les réflexions et les actions publiques.

À travers cet appel, deux profils sont recherchés. D’une part, de jeunes femmes issues des pays concernés, prêtes à approfondir leurs connaissances et à développer leur capacité d’action sur les questions de mobilité climatique. D’autre part, des professionnelles disposant d’une solide expérience, appelées à accompagner la relève grâce au mentorat.
Selon les organisateurs, le programme ambitionne de « renforcer les capacités des femmes leaders de la région de la CEDEAO en leur fournissant les connaissances, les outils et les plateformes nécessaires pour conduire des dialogues politiques, mettre en œuvre des solutions innovantes et développer des réseaux inclusifs favorisant un développement durable et résilient face au changement climatique ».
Les bénéficiaires auront ainsi accès à un cadre d’apprentissage, à des échanges entre expertes et à un réseau régional réunissant des actrices engagées sur les enjeux du climat, de la mobilité humaine et du développement durable. Le dispositif vise aussi à encourager une meilleure représentation des femmes dans les espaces de décision où se construisent les réponses aux défis environnementaux.

Le Togo fait partie des États retenus, aux côtés du Bénin, du Cabo Verde, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria, du Nigéria, du Sénégal et de la Sierra Leone. Cette ouverture permet aux candidates togolaises de rejoindre un réseau ouest-africain consacré au partage d’expériences et au renforcement du leadership féminin.
Les dossiers de candidature sont attendus au plus tard le 19 juillet 2026. Les jeunes femmes intéressées peuvent postuler au programme de bourse, tandis que les professionnelles souhaitant transmettre leur expertise sont invitées à présenter leur candidature comme mentores.
Face aux effets croissants du changement climatique sur les populations de la région, notamment les déplacements liés aux sécheresses, aux inondations et à la dégradation des ressources naturelles, ce programme entend soutenir une nouvelle génération de femmes capables de contribuer aux politiques publiques et aux réponses collectives élaborées à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.
