La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) prévoit de moderniser les espaces commerciaux de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), avec des aménagements repensés et une offre mieux adaptée aux attentes des voyageurs. La démarche concerne aussi l’avenir des opérateurs déjà présents dans ces boutiques, dont la SALT affirme vouloir prendre en compte les intérêts.
La fréquentation de la plateforme donne une mesure de l’enjeu commercial. L’AIGE a accueilli 1 584 188 passagers en 2025, dont 465 741 en transit, selon les statistiques relayées par la presse togolaise. Cette clientèle, composée de voyageurs à destination du pays comme de passagers en correspondance, représente un potentiel pour les boutiques et les services marchands.
La modernisation envisagée porte sur la conception des espaces, la diversité des produits et la qualité du service. L’objectif est de rendre les boutiques plus fonctionnelles et agréables, tout en développant leur contribution aux recettes commerciales de l’aéroport. Aucun calendrier précis ni montant d’investissement n’a toutefois été communiqué dans les informations disponibles.
Le choix du futur mode de gestion fait partie des questions soulevées par cette réorganisation. Selon des informations publiées le 21 octobre par plusieurs médias togolais, reprenant Africa Intelligence, le groupe français Lagardère Travel Retail serait bien placé pour reprendre l’exploitation commerciale des boutiques hors taxe. La SALT n’a pas officiellement confirmé l’attribution du contrat à cet opérateur.
Spécialisé dans le commerce en lieux de transport, Lagardère Travel Retail exploite des boutiques dans plusieurs aéroports internationaux. À Dakar, le groupe a récemment renouvelé ses espaces Aelia Duty Free et CASE BI en privilégiant une circulation plus fluide, des services numériques et une sélection de produits intégrant des marques sénégalaises et africaines.
Pour les commerçants déjà installés à Lomé, les modalités de la réorganisation restent à préciser. La SALT indique privilégier le dialogue avec les opérateurs en place afin de tenir compte de leur contribution à l’activité commerciale de l’aéroport. Les conditions de leur éventuel maintien et les dispositions prévues pour la transition n’ont pas été détaillées.
