Le Togo poursuit ses échanges avec ses partenaires africains afin d’élargir les opportunités de coopération au profit des collectivités territoriales. Le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) a engagé des discussions avec l’Union africaine (UA) en vue d’identifier de nouveaux domaines de collaboration axés sur le développement local, la gouvernance et l’inclusion économique.
Une première séance de travail s’est tenue le 16 juillet entre des représentants du ministère et Lagrange Fidèle Simenou Agnankpe, assistant spécial de la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme.
Les échanges ont permis d’examiner plusieurs pistes de partenariat entre le MATGLAC, l’Union africaine et des structures spécialisées dans le développement territorial. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des capacités des collectivités, la promotion de la paix et de la sécurité, ainsi que sur des mécanismes destinés à favoriser l’autonomisation économique des femmes et des jeunes.
Le ministère a indiqué qu’il s’agit d’une première prise de contact visant à mieux cerner les besoins des communes et à définir les formes d’appui susceptibles d’être mises en place avec les partenaires concernés.
Parmi les organisations présentes figurait le Laboratoire de Recherche et d’Action Diplomatique (LARAD), un centre de réflexion qui accompagne déjà plusieurs initiatives dans des pays africains, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Gabon. Ses interventions portent en particulier sur des programmes de financement et d’accompagnement destinés aux jeunes entrepreneurs et aux femmes.
Ces discussions interviennent alors que le Togo poursuit la consolidation de son processus de décentralisation. Depuis les élections locales de 2019, les 117 communes disposent progressivement de compétences élargies en matière de développement économique local, de planification et de gestion des services publics de proximité.
Au cours des dernières années, plusieurs partenaires techniques et financiers ont accompagné cette dynamique. L’Union européenne (UE), la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et la Coopération allemande (GIZ) soutiennent divers programmes consacrés à la gouvernance locale, à la modernisation des administrations communales et à l’amélioration des services destinés aux populations.
Par ailleurs, le Programme d’appui à la décentralisation (PAD), financé à hauteur de 30 millions d’euros par l’Union européenne, contribue au renforcement des capacités des communes et à l’amélioration de la qualité des services de base.
Les échanges engagés entre le ministère et l’Union africaine devraient se poursuivre dans les prochaines semaines. Ils permettront d’approfondir les pistes de coopération identifiées et d’examiner des projets répondant aux besoins des collectivités territoriales, avec une attention particulière portée à l’emploi des jeunes, à l’entrepreneuriat féminin et au développement des territoires.
