Au terme de sa mission diplomatique au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Gwilym Ceri Jones, a été reçu jeudi 23 juillet 2026 par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur plusieurs années de coopération et de mettre en lumière les perspectives d’un partenariat qui continue de gagner en portée dans des secteurs jugés prioritaires.
Au sortir de l’audience, le diplomate européen a décrit une relation en constante évolution entre le Togo et l’Union européenne. Selon lui, les échanges entre les deux parties ont permis d’élargir les domaines de coopération et de consolider les actions déjà engagées.

« Je viens d’être reçu par le Président du Conseil à l’occasion de mon départ de Lomé. Je suis venu pour échanger, écouter et faire le point sur ce qui a été fait. Le bilan est celui d’une augmentation importante de ce partenariat en ampleur et en portée », a déclaré Gwilym Ceri Jones.
Au fil des dernières années, l’Union européenne a accru son accompagnement dans plusieurs secteurs. Les interventions concernent notamment le développement durable, les infrastructures, l’énergie, la gouvernance, l’éducation, ainsi que la paix et la sécurité. Ces domaines figurent parmi les priorités du Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027, qui mobilise une enveloppe de 201 millions d’euros au profit du Togo.

Cette programmation soutient le développement humain et l’inclusion socio-économique, le développement d’agro-industries durables et la gestion des ressources naturelles. Elle appuie également les actions destinées à consolider la cohésion sociale et une gouvernance ouverte.
L’ambassadeur a aussi insisté sur la place croissante accordée aux investissements. D’après lui, les perspectives restent favorables grâce au rapprochement entre les entreprises togolaises et européennes.
« Nos programmes d’investissement se renforcent. Nous disposons d’un portefeuille qui a beaucoup de potentiel avec les secteurs privé togolais et européen, en soutien à la croissance et à l’emploi dans des domaines clés comme l’énergie, l’agriculture, le numérique et bien d’autres », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, la coopération entre le Togo et l’Union européenne couvre aussi les questions sécuritaires. Depuis plusieurs années, l’Union européenne accompagne le pays dans le renforcement des capacités des Forces armées togolaises (FAT), aussi bien pour la lutte contre le terrorisme que pour la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.
« Il n’y a pas de développement sans sécurité. Nous avons pu renforcer nos appuis aux forces armées togolaises dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi en faveur de la sécurité maritime », a souligné le diplomate.
Cette dynamique a pris une nouvelle dimension en juin dernier avec le lancement du mécanisme de coopération tripartite réunissant le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo. Ce cadre de dialogue a pour objectif de rapprocher les acteurs publics et privés, d’encourager les investissements européens, de soutenir les réformes économiques et de favoriser la création d’emplois.

Depuis plusieurs décennies, l’Union européenne figure parmi les premiers partenaires techniques et financiers du Togo. Les programmes menés en commun ont contribué à la réalisation de projets dans les transports, l’accès à l’électricité, l’agriculture durable, l’enseignement, la santé, la protection du littoral et l’appui aux collectivités territoriales.
À l’issue de sa mission, Gwilym Ceri Jones s’est dit confiant quant à la poursuite de cette coopération, estimant que les bases construites ces dernières années permettront de consolider les actions déjà engagées entre le Togo et l’Union européenne.
