Trois professionnels togolais viennent de franchir une nouvelle étape dans leur parcours académique en intégrant la liste des auditeurs ayant validé avec succès la première phase de la formation diplômante de la 48ᵉ promotion du Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB). Cette reconnaissance illustre la présence de compétences togolaises au sein d’un programme de référence de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), destiné à préparer les futurs experts du secteur financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
La cérémonie de clôture de cette première séquence de formation s’est déroulée le 25 juillet à Dakar, au Sénégal. Trente auditeurs issus des huit États membres de l’UEMOA ont satisfait aux exigences académiques fixées par le Centre.
Le Togo y était représenté par Edem Kossi Kalepé, du cabinet Baydem spécialisé dans les études économiques, financières et juridiques, Yempabe Tambate, du ministère chargé de l’Agriculture, ainsi qu’Ayaovi Martine Vogbe, du cabinet CREM, spécialisé dans l’audit, les études et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises. Leur réussite témoigne de la diversité des profils togolais engagés dans les domaines de la finance, de l’administration publique et du conseil.
Cette 48ᵉ promotion rassemble également six auditeurs béninois, six burkinabè, quatre ivoiriens, deux bissau-guinéens, deux maliens, trois nigériens et quatre sénégalais. La composition de la cohorte reflète la vocation régionale du COFEB, qui favorise le partage d’expériences entre les administrations publiques, les banques, les établissements de crédit et les institutions financières de l’espace communautaire.
Le cursus débouche sur un Master en Finance et Gestion Bancaire. Après neuf mois d’enseignements consacrés notamment à la macroéconomie monétaire et financière, aux finances publiques, aux techniques bancaires, à la finance de marché et à la gestion des risques, les auditeurs poursuivront leur parcours avec un stage d’application, la rédaction d’un mémoire puis une soutenance devant un jury.
Au fil des années, cette formation est devenue un levier de perfectionnement pour les cadres appelés à exercer des responsabilités dans les administrations économiques et financières, les banques centrales, les établissements de crédit et les systèmes financiers décentralisés de l’Union. L’admission est réservée aux titulaires d’un Master en sciences économiques, juridiques ou de gestion, ou d’un diplôme reconnu équivalent par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), justifiant d’au moins deux années d’expérience professionnelle.
Lors de la cérémonie, le directeur général par intérim du COFEB, Fernand Aboutou, a rappelé la vocation du programme. « La formation diplômante du COFEB traduit l’engagement constant de la BCEAO à renforcer les capacités des administrations publiques et du système financier de l’Union, en formant des cadres hautement qualifiés capables de relever les défis d’un environnement économique et financier en perpétuelle évolution », a-t-il déclaré.
De son côté, le vice-gouverneur de la BCEAO, Rogatien Poda, a mis en avant l’importance du développement des compétences pour accompagner les mutations économiques. « Dans un environnement mondial en constante mutation, le renforcement continu des capacités des cadres constitue un enjeu stratégique pour nos États », a-t-il souligné.
Créé en 1977, le COFEB a déjà formé plusieurs milliers de cadres issus des pays de l’UEMOA. Depuis 2019, le Centre a également renforcé son action dans la recherche scientifique et le développement de partenariats consacrés aux questions économiques, monétaires et financières. À l’approche de son cinquantenaire en 2027, l’établissement poursuit ainsi sa mission de formation au profit des institutions publiques et financières de l’Union, avec pour ambition de consolider un réseau d’experts capables d’accompagner les évolutions du secteur bancaire et financier ouest-africain.
