Ramener le taux de pauvreté sous la barre des 15 % d’ici à 2040. C’est l’objectif fixé par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans la perspective de la nouvelle stratégie de développement du pays. Cette ambition repose sur une conviction clairement affichée. La croissance économique doit produire des effets concrets sur les conditions de vie des populations, avec davantage d’emplois, un meilleur accès aux services essentiels et une économie plus inclusive.
Les données publiées ces dernières années montrent déjà une évolution favorable. Entre 2019 et 2023, le taux de pauvreté est passé de 45,5 % à 42,4 %. Cette baisse traduit une amélioration progressive des revenus de nombreux ménages, soutenue par les politiques publiques, les investissements, les programmes sociaux ainsi que le renforcement des activités économiques dans plusieurs secteurs.
Parallèlement, les indicateurs de la pauvreté multidimensionnelle affichent eux aussi une progression. Selon les résultats de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), réalisés avec l’appui de la Banque mondiale, l’incidence de cette forme de pauvreté est passée de 37,1 % en 2018-2019 à 28,9 % en 2021-2022.
Contrairement à la pauvreté monétaire, cet indicateur prend en compte plusieurs dimensions de la vie quotidienne, notamment l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à un logement convenable, à l’eau potable, à l’électricité et à d’autres services essentiels. La baisse observée traduit donc une amélioration plus large des conditions de vie des ménages.
Pour atteindre la cible de 2040, les pouvoirs publics misent sur plusieurs leviers. L’accent est mis sur la création d’emplois, la modernisation de l’agriculture, le développement industriel, le renforcement du système éducatif, l’amélioration des services de santé, l’extension des réseaux d’eau potable et d’électricité ainsi que le développement des infrastructures sur l’ensemble du territoire. Cette orientation figure parmi les priorités retenues lors des travaux gouvernementaux consacrés à la trajectoire de développement du pays.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a résumé cette ambition en fixant « l’objectif de doubler le niveau de vie moyen et de ramener la pauvreté à moins de 15 % d’ici à 2040 ».
En complément, les dispositifs de protection sociale continuent de prendre de l’ampleur. Le programme d’Assistance sociale transformatrice pour la résilience au Togo (ASTRE), soutenu par la Banque mondiale, prévoit d’étendre les transferts monétaires aux ménages les plus vulnérables et de renforcer leur résilience grâce à des actions liées à la santé, à l’inclusion financière et au développement du capital humain.
Au-delà des indicateurs économiques, l’objectif poursuivi vise à renforcer l’autonomie des ménages, à réduire les disparités entre les territoires et à élargir l’accès aux services publics. Les analyses de la Banque mondiale estiment d’ailleurs que le maintien des réformes économiques, de l’investissement privé et des politiques sociales constituera un facteur déterminant pour atteindre les résultats attendus à l’horizon 2040.
