Le Togo bénéficiera d’un nouvel appui financier destiné à renforcer sa politique industrielle et commerciale. Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé un don de 3,48 millions de dollars, soit près de 2 milliards de FCFA, en faveur de cinq pays africains, dont le Togo. Ce soutien vise à consolider les réformes engagées et à mieux préparer les économies concernées à tirer profit de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cette enveloppe profitera également au Cameroun, au Tchad, aux Comores et à Madagascar. Elle financera des études d’impact relatives à l’Initiative pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA), tout en renforçant les capacités des administrations publiques. L’objectif est de faciliter l’élaboration de politiques industrielles et commerciales fondées sur des données fiables, en intégrant les enjeux climatiques, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que le développement des petites et moyennes entreprises (PME).
Par ailleurs, le programme prévoit des formations spécialisées, des outils méthodologiques harmonisés et un accompagnement technique au profit des administrations, des chercheurs et des acteurs du commerce. Selon la Banque africaine de développement, plusieurs pays du continent disposent encore de capacités techniques limitées et de systèmes de données insuffisamment développés, ce qui réduit l’efficacité des politiques industrielles. La mise en œuvre du projet sera assurée par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), en collaboration avec les institutions nationales et régionales.
Pour le Togo, cet appui intervient alors que les autorités poursuivent les réformes destinées à renforcer la compétitivité de l’économie et à développer la transformation locale. Ces derniers mois, le pays a engagé une évaluation nationale de la mise en œuvre de la ZLECAf afin d’identifier les progrès réalisés ainsi que les défis à relever pour accroître les échanges commerciaux avec le reste du continent. Cette démarche accompagne les priorités fixées par la Vision Togo 2040, qui accorde une place importante à l’industrialisation, à la création de chaînes de valeur locales et au développement des exportations.
En parallèle, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) poursuit son développement avec l’ambition de renforcer la transformation des matières premières sur le territoire national et d’accroître la valeur ajoutée des productions locales. Le soutien du Fonds africain de développement vient ainsi compléter les efforts engagés pour améliorer l’environnement des affaires, consolider les compétences des institutions publiques et créer les conditions d’une participation plus active du Togo au marché continental africain.
