Le Centre hospitalier universitaire Campus (CHU Campus) appliquera à partir du 24 août 2026 une nouvelle grille tarifaire pour les examens d’imagerie par résonance magnétique. Les montants varieront selon le statut du patient, avec un tarif distinct pour les personnes sans assurance, les assurés de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et les bénéficiaires d’une assurance complémentaire privée.
La décision, datée du 21 août et signée par le directeur général du CHU Campus, le docteur Kalao Assima Essodom, établit trois niveaux de tarification pour les principaux actes d’IRM. Elle concerne aussi bien les examens cérébraux que ceux de la colonne vertébrale, du bassin, du thorax, de l’abdomen ou des articulations.
Pour une IRM portant sur une seule région ou un seul organe, le tarif sera fixé à 85 000 francs CFA pour les patients non assurés. Il passera à 102 000 francs CFA pour les assurés AMU relevant de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), puis à 120 000 francs CFA pour les assurés AMU disposant d’une assurance privée complémentaire.
L’écart atteint ainsi 17 000 francs CFA entre le tarif appliqué aux assurés AMU et celui des patients sans assurance. Il s’élève à 18 000 francs CFA entre les assurés AMU et les bénéficiaires d’une couverture complémentaire privée. Pour une IRM de deux organes ou segments, les tarifs sont respectivement de 160 000, 153 000 et 180 000 francs CFA. Pour trois organes ou segments, ils s’établissent à 210 000, 204 000 et 240 000 francs CFA.
Le produit de contraste, lorsqu’il est requis pour l’examen, fera lui aussi l’objet d’une tarification distincte. Il est fixé à 35 000 francs CFA pour les patients non assurés et à 40 000 francs CFA pour les deux catégories d’assurés mentionnées dans la grille.
Cette différenciation intervient alors que l’Assurance Maladie Universelle couvre précisément les examens d’imagerie médicale parmi les prestations garanties. Le dispositif, généralisé à partir de 2024, repose sur une prise en charge partagée entre l’organisme gestionnaire et l’assuré. Selon les règles publiées par la CNSS, la part de l’assuré est fixée à 20 % du prix de base de remboursement, tandis que 80 % sont pris en charge par la CNSS pour les prestations relevant de son régime.
Les montants affichés par le CHU Campus ne doivent donc pas être assimilés automatiquement à la somme qui restera à payer par chaque patient assuré. La facture finale dépend du mécanisme de prise en charge applicable, du prix de base retenu par l’organisme d’assurance et des conditions prévues par le régime concerné. L’AMU prévoit par ailleurs que les prestations garanties soient prescrites et exécutées dans les conditions fixées par sa réglementation.
La grille distingue également les assurés AMU disposant d’une couverture complémentaire privée. Cette articulation entre assurance obligatoire et complémentaire privée fait partie du dispositif qui s’est progressivement structuré au Togo. En octobre 2025, la CNSS et l’INAM avaient conclu une convention-cadre avec des institutions privées gestionnaires de couvertures complémentaires afin d’organiser les relations entre les deux niveaux de protection.
Le choix de trois tarifs traduit ainsi la coexistence de plusieurs mécanismes de financement des soins au sein du même établissement public. Pour un même examen, le montant de référence dépend désormais du statut de couverture du patient, tandis que les actes plus complexes suivent la même logique de différenciation.
À compter du 24 août, une IRM cérébrale, cervicale, dorsale ou lombaire, comme une IRM du bassin, du thorax, de l’abdomen ou d’une articulation, sera donc facturée selon cette nouvelle grille. Le document fixe les mêmes montants pour chacune de ces explorations lorsqu’elles portent sur un seul organe ou segment.
Le CHU Campus, établissement public de référence à Lomé, dispose par ailleurs d’équipements d’imagerie dont l’exploitation nécessite des achats spécifiques de consommables et de fournitures. Des marchés publics conclus en mars 2026 font notamment apparaître des acquisitions de produits de contraste et de fournitures destinées au scanner et à l’IRM.
La nouvelle tarification intervient ainsi au croisement de deux impératifs du système de santé, celui de l’accès aux examens spécialisés et celui du financement de leur réalisation. Pour les patients, la principale donnée à retenir à partir du 24 août sera le statut de couverture déclaré lors de la prise en charge, qui déterminera la grille tarifaire applicable à l’examen prescrit.
