Les principaux acteurs du système éducatif togolais sont réunis depuis ce 4 septembre à Atakpamé pour une retraite-bilan de trois jours consacrée à l’année scolaire 2025-2026 et à la préparation de la rentrée 2026-2027. À l’ouverture, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a appelé à transformer les constats en décisions concrètes.

Directeurs centraux et régionaux, chefs d’inspection, enseignants, syndicats, parents d’élèves, acteurs du privé et partenaires techniques et financiers participent aux travaux. L’objectif est d’évaluer les résultats, d’identifier les difficultés et d’arrêter des priorités opérationnelles.
Le bilan fait état de 3 440 nouveaux enseignants fonctionnaires, dont 304 professeurs de mathématiques et de sciences physiques, ainsi que de 101 FabManagers formés. Les résultats aux examens affichent 79,95 % de réussite au CEPD, 73,05 % au BAC 1 et 81,29 % au BAC 2. Le BEPC, avec 56,14 %, demeure toutefois le principal défi pédagogique, selon le ministre.

Les infrastructures, les effectifs enseignants, les disparités territoriales et la résorption des abris provisoires figurent parmi les préoccupations majeures. La protection des élèves, notamment contre les grossesses précoces, sera également examinée.
Pour la prochaine rentrée, le ministère prévoit notamment un état des lieux chiffré des infrastructures, équipements et ressources humaines, ainsi qu’une planification budgétisée. Il entend aussi renforcer les Classes-Métiers, développer les filières scientifiques et technologiques et accélérer le déploiement des FabLabs éducatifs.

La réforme prévoit par ailleurs la création d’une Direction des Enseignements Privés, le développement de passerelles entre enseignement général, technique et supérieur, ainsi qu’une meilleure adaptation des formations aux besoins du monde professionnel.

« Nous devons passer de l’analyse à l’arbitrage opérationnel », a insisté Mama Omorou. Les trois jours de travaux devront ainsi déboucher sur des décisions directement applicables à la rentrée 2026-2027.
