Lomé accueillera, du 29 septembre au 1er octobre 2026, la première session de la Commission mixte intergouvernementale entre le Togo et la Fédération de Russie. Pendant trois jours, les représentants des deux États examineront les perspectives de leur partenariat et les moyens de consolider les échanges dans des secteurs aussi variés que le commerce, l’énergie, les transports, l’enseignement supérieur, la recherche et les technologies.
Prévue au Palais des Congrès de Lomé, cette rencontre constitue le premier cadre intergouvernemental formel consacré au suivi de l’Accord de partenariat entre la République togolaise et la Fédération de Russie. Son principal enjeu réside dans la mise en cohérence des différents axes de coopération apparus au fil des contacts établis entre les deux pays ces derniers mois.
La création de cette commission avait été évoquée en novembre 2025, à l’occasion de la visite du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à Moscou. Le président russe Vladimir Poutine avait alors souligné l’importance du mécanisme envisagé pour stimuler les relations commerciales et économiques entre les deux pays.
Depuis cette rencontre, les échanges se sont progressivement diversifiés. En mars 2026, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo et la représentation commerciale russe avaient identifié plusieurs secteurs susceptibles de donner lieu à de nouveaux partenariats, notamment la sécurité alimentaire, l’industrie minière et l’énergie. Les discussions avaient également porté sur la perspective de projets industriels communs et sur un engagement accru des opérateurs économiques togolais et russes.
Le volet économique devrait ainsi occuper une place importante dans les travaux de Lomé. Les discussions bilatérales ont également intégré les questions liées aux infrastructures et aux échanges. En mai, les autorités russes avaient fait état de projets de coopération dans les transports maritime et terrestre, ainsi que dans l’énergie, le commerce, la santé et les technologies de l’information et de la communication.
Cette diversification du partenariat s’étend au domaine académique. En septembre, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le professeur Gado Tchangbedji, a échangé avec une délégation du Centre de Diplomatie Publique sur plusieurs pistes de coopération universitaire. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des bourses destinées aux étudiants togolais, les partenariats entre établissements, les échanges culturels et linguistiques ainsi que l’introduction de cours de russe à l’Université de Lomé.
La première session de la Commission mixte intervient donc après une succession de consultations consacrées à des secteurs distincts. Elle doit désormais permettre aux deux parties de confronter leurs priorités, d’examiner les possibilités de coopération et de préciser les domaines dans lesquels des initiatives communes pourraient être développées.
Au-delà des seuls échanges commerciaux, les discussions de Lomé devraient ainsi embrasser plusieurs dimensions du partenariat, de l’énergie aux transports, de l’agriculture aux technologies, en passant par la formation, la recherche et les échanges universitaires. Le caractère intergouvernemental de la commission doit également fournir un cadre de suivi aux engagements susceptibles d’être retenus à l’issue des travaux.
Pendant trois jours, Lomé sera ainsi le cadre d’un dialogue consacré à l’évolution du partenariat entre le Togo et la Russie. La Commission mixte devra permettre de rapprocher les différentes pistes de coopération déjà explorées et de leur donner un cadre commun de discussion entre les deux gouvernements.
