La persistance des désaccords entre le pouvoir et l’opposition pose la question de l’engagement des différentes forces politiques dans les mécanismes de concertation. Devant l’Assemblée nationale, Gilbert Bawara a défendu le dialogue institutionnel, estimant que la recherche de compromis requiert une participation effective de toutes les parties.
Le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions a récusé les accusations d’inaction adressées au gouvernement, en opposant aux critiques formulées par certains acteurs politiques la poursuite des travaux du Cadre permanent de concertation (CPC). Son argumentation repose sur une exigence de cohérence entre la dénonciation des insuffisances du dialogue et la participation aux instances chargées de le faire vivre.
Institué pour offrir aux formations politiques un espace d’échange sur les questions d’intérêt national, le CPC demeure, selon Gilbert Bawara, un cadre de discussion dont les travaux se poursuivent malgré l’absence de certains partis. Cette situation nourrit les réserves du ministre, qui conteste une posture consistant à reprocher au pouvoir les limites de la concertation tout en se tenant à l’écart des discussions institutionnelles.
Pour le ministre, le dialogue ne saurait être réduit à une obligation pesant exclusivement sur l’exécutif. La liberté de critique, inhérente au pluralisme démocratique, ne dispense pas les acteurs politiques de prendre part aux discussions, d’examiner les positions adverses et de rechercher des compromis. Reconnaissant qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, il a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée dans la résolution des différends.
La participation aux concertations ne préjuge toutefois ni de la convergence des positions ni de l’aboutissement des discussions. Elle offre aux différentes sensibilités la possibilité de défendre leurs propositions dans un cadre commun, sans garantir, à elle seule, l’obtention d’un accord. La qualité du dialogue dépend donc autant de la disponibilité des institutions que de la volonté des parties de confronter leurs arguments.
Gilbert Bawara a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner toute démarche qu’il estime sincèrement orientée vers l’intérêt général. La poursuite des échanges au sein du CPC reste ainsi tributaire de la participation des formations politiques appelées à prendre part aux discussions.
