Les administrations douanières du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo examinent des règles communes destinées à faciliter le transit des marchandises et à rapprocher leurs pratiques. Les discussions portent sur la reconnaissance de l’origine des produits, les préférences tarifaires et le partage des données douanières.
Ouverte le 15 octobre 2026 à Ouagadougou par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la cinquième rencontre des directeurs généraux des douanes doit préciser les modalités d’une coopération engagée entre les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et le Togo. Les travaux, qui se poursuivent jusqu’au 16 octobre, font suite à trois jours de concertation entre experts.
Le projet tarifaire exige une définition précise de l’origine confédérale des marchandises. Les administrations doivent convenir des critères permettant de distinguer les produits éligibles et des documents nécessaires à leur certification. Tant que ces règles ne sont pas arrêtées et le texte adopté, aucune application effective du régime préférentiel ne peut être tenue pour acquise.
La circulation de l’information constitue l’autre chantier technique. L’interconnexion des systèmes douaniers doit améliorer la traçabilité des cargaisons, faciliter les échanges de données entre services et limiter les formalités répétitives. Les discussions portent aussi sur la formation des agents, avec le concours de l’Institut des finances publiques du Burkina Faso.
Le Premier ministre burkinabè a demandé aux administrations de passer des engagements aux mesures opérationnelles, en conciliant simplification des procédures, contrôle des marchandises et protection des recettes publiques. Les conclusions de la rencontre doivent être soumises aux directeurs généraux des douanes des pays concernés et au commissaire général de l’OTR.
Le cadre envisagé associe trois États membres de la Confédération des États du Sahel et un pays qui n’en fait pas partie. Pour le Togo, cette coopération concerne aussi les flux de transit reliant le port de Lomé aux marchés sahéliens. La concrétisation des travaux dépendra désormais des textes retenus et des modalités convenues pour leur application par les administrations concernées.
