Le projet régional PRIME-GAS ambitionne de renforcer la sécurité des approvisionnements en gaz naturel et de soutenir le développement industriel des trois pays. Avec un financement annoncé de 140 millions de dollars de la Banque mondiale, cette initiative place la coopération énergétique au cœur des perspectives d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.
La fiabilité de l’approvisionnement électrique demeure un enjeu déterminant pour la compétitivité des économies et l’expansion des activités industrielles. Dans ce contexte, le rapprochement entre le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire vise à améliorer la disponibilité du gaz naturel, une ressource essentielle à la production d’électricité, tout en favorisant une meilleure complémentarité entre les marchés énergétiques nationaux.
Pour le Togo, les ambitions associées à PRIME-GAS concernent notamment le renforcement des capacités de production et l’alimentation énergétique des unités industrielles. Les infrastructures envisagées comprennent un gazoduc reliant le port de Lomé à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), ainsi qu’une centrale thermique au gaz d’une capacité annoncée de 500 mégawatts. Si elles sont effectivement réalisées, ces installations pourraient contribuer à répondre à la demande nationale et à soutenir les échanges d’électricité avec les pays voisins, sous réserve des capacités disponibles et des accords d’interconnexion.
Le financement annoncé de 140 millions de dollars par la Banque mondiale doit accompagner le développement du programme. La structuration des investissements, les études techniques et environnementales ainsi que les conditions de participation du secteur privé seront déterminantes pour traduire les objectifs affichés en infrastructures opérationnelles. La répartition précise des ressources entre les composantes du projet reste également un élément important pour en apprécier la portée.
Les retombées attendues touchent directement l’activité économique. Une énergie disponible à un coût compétitif peut améliorer les conditions d’exploitation des entreprises, renforcer l’attractivité des zones industrielles et favoriser de nouveaux investissements. Pour les trois pays, l’enjeu est aussi de limiter les vulnérabilités liées aux ruptures d’approvisionnement et de mieux coordonner les capacités énergétiques à l’échelle régionale.
Cette coopération rejoint les ambitions de transformation économique du Togo, dont la Feuille de route 2026-2031 accorde une place importante au développement productif et à la création d’emplois. La Banque mondiale, par la voix de son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a réaffirmé son engagement à accompagner le pays par des financements, une assistance technique et un appui stratégique. Pour PRIME-GAS, le principal enjeu sera désormais de préciser les modalités de réalisation, de mobiliser les investissements nécessaires et de garantir que les bénéfices de cette intégration énergétique se traduisent par une amélioration durable de l’offre électrique et des conditions de développement industriel.
