Le programme prévoit de porter la production quotidienne d’eau potable de 12 000 à 22 000 m³ et d’étendre les réseaux de distribution à plusieurs localités de la région. Plus de 40 000 nouveaux ménages devraient bénéficier des infrastructures annoncées.
La ville de Kara et ses environs sont concernés par un programme de 27 milliards de francs CFA destiné à améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable. Lancé le 28 septembre 2026, le projet prévoit de renforcer les capacités de production, de moderniser les installations existantes et d’étendre la desserte aux localités encore insuffisamment couvertes.
Portée par la Société de patrimoine eau et assainissement en milieux urbain et semi-urbain (SP-Eau), l’opération doit faire passer la production journalière d’environ 12 000 à 22 000 m³. Cette augmentation repose notamment sur l’aménagement d’ouvrages de captage sur la rivière Kara, capables de prélever 500 m³ d’eau par heure.
Une conduite de refoulement de 8,3 kilomètres acheminera l’eau brute vers une nouvelle station de traitement, dont la capacité de production est estimée à 10 000 m³ par jour. Le dispositif sera complété par un réservoir de 5 000 m³ à Kara Sud et une bâche de stockage de 750 m³. L’ancienne station de traitement de Bafilo fera également l’objet d’une réhabilitation.
L’extension du réseau constitue l’autre volet du programme. Quelque 30 kilomètres de conduites d’adduction seront construits et 25 kilomètres de réseaux existants modernisés. Le projet prévoit aussi la réalisation d’une vingtaine de bornes-fontaines et la fourniture de 1 300 kits de branchement à la Société togolaise des eaux (TdE), pour faciliter les raccordements domestiques subventionnés.
Les retombées attendues concernent plus de 200 000 personnes et plus de 40 000 nouveaux ménages. Le taux d’accès à l’eau potable dans la zone de Kara devrait ainsi passer de 50 % à 75 %. Plusieurs localités environnantes sont également visées, notamment Bafilo, Bouladè, Djamdè, Awandjélo, Atchangbadé et Soumbou, ainsi que les communes d’Assoli 1, Assoli 2, Kozah 1 et Kozah 3.
Cet investissement intervient alors que les besoins en eau potable restent importants dans plusieurs régions du pays. Un programme d’urgence de 4,7 milliards de francs CFA a notamment été annoncé pour renforcer l’approvisionnement des villes de Mango et de Dapaong.
Dans la région des Plateaux, 305 forages équipés de pompes à motricité humaine ont également été réceptionnés dans le cadre du Projet d’hydraulique villageoise du Togo. Répartis dans 85 villages des 12 préfectures de la région, ces ouvrages doivent améliorer l’accès à l’eau de plus de 70 000 habitants.
Pour Kara, l’efficacité du programme dépendra désormais de la réalisation des ouvrages annoncés, de leur mise en service et de la qualité de leur gestion. La disponibilité de volumes supplémentaires devra se traduire par une amélioration effective de la desserte, y compris dans les localités périphériques.
