Le Togo se dote d’une ambition majeure qui est de renforcer les filets sociaux pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables. De 2025 à 2027, le gouvernement entend étendre son programme de transferts monétaires et de cantines scolaires afin d’accompagner les ménages les plus fragiles et de garantir un avenir meilleur aux enfants issus de milieux défavorisés.
Les transferts monétaires constituent un levier essentiel de cette politique sociale. En apportant une aide financière régulière aux familles en difficulté, le dispositif vise à renforcer la sécurité alimentaire et à favoriser la scolarisation des enfants. En réduisant les risques d’abandon scolaire liés aux contraintes économiques, le programme contribue directement à l’amélioration du niveau de vie des bénéficiaires. De plus, il encourage l’autonomisation des foyers, leur permettant d’investir dans des activités génératrices de revenus et d’assurer une meilleure résilience face aux aléas économiques.
Dans le même temps, le gouvernement mise sur le développement des cantines scolaires pour lutter contre la malnutrition infantile et favoriser l’inclusion éducative. Ces cantines, en offrant des repas gratuits aux élèves, assurent une meilleure assiduité scolaire et allègent les charges financières des familles. Elles participent également à la promotion de la santé et du bien-être des enfants, qui bénéficient ainsi d’un apport nutritionnel équilibré.
Fort du succès du projet de Filets sociaux et services de base (FSB) mis en place entre 2017 et 2023, le Togo souhaite aller encore plus loin. Avec l’appui de la Banque mondiale et d’autres partenaires, l’objectif est d’atteindre 53 000 ménages et 450 000 élèves du primaire. Une initiative porteuse d’espoir, qui pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Togo.
Othniel
