Le parquet de grande instance de Lomé a annoncé, dimanche 21 septembre, l’ouverture d’une information judiciaire contre Gnakadé Essossimna, ancienne ministre et figure politique bien connue. Elle est poursuivie pour plusieurs infractions qualifiées de graves, en lien avec la sécurité intérieure de l’État.
Selon le communiqué du parquet, l’enquête a été déclenchée à la suite d’« agissements réitérés » imputés à l’intéressée et jugés de nature à compromettre la stabilité nationale. Interpellée le 17 septembre par la police judiciaire, Mme Gnakadé a d’abord été placée en garde à vue. Les enquêteurs affirment avoir recueilli des indices graves et concordants étayant les soupçons portés contre elle.
Au cours de cette garde à vue, l’ancienne ministre aurait détruit un élément de preuve, un acte considéré comme une tentative d’entrave à la justice. Plusieurs perquisitions ont également été menées, renforçant, selon le parquet, la solidité du dossier d’accusation.
Présentée devant un juge d’instruction, Mme Gnakadé a été inculpée pour incitation au soulèvement contre l’autorité de l’État, publication et diffusion de fausses nouvelles susceptibles d’ébranler le moral des forces armées, troubles aggravés à l’ordre public et entrave au bon fonctionnement de la justice.
Elle a été placée sous mandat de dépôt dans l’attente de la suite de la procédure. Le parquet insiste sur le fait que l’information judiciaire sera conduite « dans le strict respect du code de procédure pénale ».
Othniel
