Le Président du Conseil de la République du Togo, Faure Éssozimna Gnassingbé, participe ce jeudi 30 octobre 2025, à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, organisée dans la capitale française. En sa qualité de Médiateur de l’Union africaine pour la crise en République Démocratique du Congo, le Président Conseil plaide pour une mobilisation collective face à l’urgence humanitaire qui frappe l’Est du pays.
Cette rencontre stratégique, co-initiée par le Togo et la France, s’inscrit dans la continuité de la diplomatie de paix et de dialogue prônée par Lomé. Cette conférence vise à créer un cadre de concertation ouvert permettant aux partenaires internationaux de coordonner leurs efforts. Il s’agit également d’encourager une réponse collective et efficace à la crise humanitaire qui déstabilise durablement la région.

« Je participe ce jour, à Paris, à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, en ma qualité de Médiateur de l’Union africaine pour la crise en République Démocratique du Congo », a déclaré le Président du Conseil sur les réseaux sociaux. Cette déclaration souligne l’engagement personnel du dirigeant togolais dans la recherche de solutions durables au conflit qui mine la RDC depuis plusieurs décennies.
Faure Éssozimna Gnassingbé a salué la qualité de la coopération diplomatique entre son pays et la France. Par ailleurs, il a souhaité que ce partenariat serve de modèle pour inspirer l’ensemble de la communauté internationale. Selon lui, seule une action concertée permettra de rétablir la paix et de favoriser le développement durable dans la région des Grands Lacs.
« Je salue la qualité de la coopération diplomatique entre nos deux pays, et souhaite qu’elle inspire la communauté internationale à unir davantage ses efforts au service de la paix et du développement durable dans la région des Grands Lacs », a-t-il affirmé devant l’assistance composée de représentants de plusieurs pays et organisations internationales.

Il n’a pas manqué de rappeler la responsabilité collective des acteurs internationaux face à cette crise. En effet, au-delà des déclarations d’intention, le président togolais a insisté sur la nécessité de passer à l’action. Plus encore, il a souligné l’importance de produire des résultats tangibles pour les populations affectées par le conflit.
« Il est de notre devoir collectif de transformer la solidarité en action, et l’action en résultats durables pour nos populations », a martelé le médiateur de l’UA. Cette formule résume la philosophie portée par le Togo dans sa démarche de médiation qui consiste à privilégier le pragmatisme et l’efficacité plutôt que la rhétorique diplomatique.
La situation à l’Est de la RDC demeure préoccupante. Les violences persistantes ont provoqué le déplacement de millions de personnes. De surcroît, l’accès aux services de base reste extrêmement limité pour les populations civiles. Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur la détérioration des conditions de vie dans cette zone de conflit.
La communauté internationale fait face à un défi de taille, celui d’apporter une aide d’urgence tout en travaillant sur des solutions politiques pérennes. C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit la conférence parisienne, qui vise à mobiliser des ressources financières et techniques substantielles.
Depuis sa désignation comme Médiateur de l’Union africaine pour la crise congolaise, le Président du Conseil, Faure Éssozimna Gnassingbé, multiplie les initiatives diplomatiques. Son approche se caractérise par une volonté de dialogue inclusif et de recherche de consensus entre les différentes parties prenantes. Le Togo, malgré sa taille modeste, s’affirme ainsi comme un acteur incontournable de la diplomatie africaine.
Cette posture de médiateur s’appuie sur une longue tradition de politique étrangère équilibrée menée par Lomé. En effet, le Togo entretient des relations cordiales avec la plupart des pays de la région. Cette neutralité bienveillante constitue un atout précieux dans l’exercice de la médiation.
Au-delà de l’urgence humanitaire,Faure Éssozimna Gnassingbé insiste sur la nécessité d’envisager l’avenir de la région des Grands Lacs dans une perspective de développement durable. Cela implique d’investir dans l’éducation, la santé, les infrastructures et la création d’opportunités économiques pour les jeunes.
« Fidèle à sa diplomatie de paix et de dialogue, le Togo co-initie avec la France cette rencontre stratégique afin de favoriser un cadre de concertation ouvert entre les partenaires internationaux », a rappelé le président togolais. Cette vision s’inscrit dans une approche holistique qui reconnaît les liens indissociables entre paix, sécurité et développement.
Malgré les défis considérables, le ton adopté par le Président du Conseil du Togo se veut résolument optimiste. Son message porte l’espoir que la mobilisation internationale permettra de tourner la page des violences et d’ouvrir une ère nouvelle pour les populations de la région.
