La volonté du gouvernement togolais de renforcer les infrastructures urbaines se confirme une nouvelle fois. L’ambition affichée vise à améliorer durablement le cadre de vie des populations à travers le territoire national.
Dans ce contexte, une mission technique de pré-identification des axes d’investissement prioritaires se déroule du 11 au 18 novembre 2025 dans les agglomérations de Lomé, Tsévié et Kara. Cette démarche s’inscrit pleinement dans les travaux préparatoires du Programme de Développement Urbain des Grandes Agglomérations du Togo, appelé DUGAn. Ce projet stratégique a été initié sous le leadership de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil.

Après une première étape dans la capitale régionale de Kara, la délégation a posé ses valises à Tsévié ce vendredi 14 novembre 2025. Dirigée par le Dr Marcelin Têtou-Houyo Blakimé, directeur général des Infrastructures et des Équipements urbains au ministère de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat, elle réunit des experts ministériels ainsi qu’une équipe technique de la Banque mondiale.
Avec le concours actif de la mairie et de plusieurs structures locales de développement, la mission a procédé à l’identification des investissements prioritaires à réaliser dans cette ville, chef-lieu de la région Maritime. Une visite de terrain approfondie a permis de dresser un état des lieux précis.

À la sortie nord de l’agglomération, sur l’axe de la RN1, les experts ont constaté l’état préoccupant du bassin d’Adovou. Celui-ci s’étend vers les quartiers Deve et Kpatefi, régulièrement submergés lors des saisons pluvieuses. Les secteurs de Tekanyi et de l’EPP Centrale connaissent également des problèmes similaires. Par ailleurs, les sites de l’ancien et du nouveau marché ont fait l’objet d’une attention particulière de la part de la délégation.
Financé par la Banque mondiale, le programme DUGAn s’étale sur une décennie. Sa première phase, d’une durée de cinq ans, couvrira Kara, Tsévié et Lomé. Les objectifs poursuivis sont multiples. Il s’agit notamment de renforcer l’attractivité et la compétitivité des grandes villes, d’améliorer les services urbains dans un contexte de décentralisation effective, mais aussi d’embellir le cadre de vie tout en consolidant la résilience face aux changements climatiques.

Selon le Dr Marcelin Têtou-Houyo Blakimé, cette mission vise à définir les axes d’investissement du programme en cohérence avec la vision du Président du Conseil. Cette vision porte sur la modernisation de l’ensemble des villes du pays. « C’est une orientation forte, qui vise à offrir aux populations un cadre de vie sain, attrayant et sécurisé », a-t-il déclaré lors de son passage à Tsévié.
Le responsable a également souligné que la problématique majeure dans cette commune demeure les inondations récurrentes. D’où la nécessité, selon lui, de mettre en place des ouvrages de drainage performants. « Plusieurs zones historiques de la ville feront l’objet de requalification », a-t-il précisé, évoquant ainsi une transformation en profondeur de certains quartiers.
Le programme prévoit concrètement le développement de nouvelles centralités urbaines. L’aménagement de la voirie figure également parmi les priorités retenues. La modernisation des équipements publics autour de l’ancien marché constitue un autre axe majeur d’intervention. Ces réalisations devraient doter Tsévié d’infrastructures améliorant significativement la mobilité urbaine.
De son côté, le maire de la commune de Zio 1, le Dr Atatsi Ayawo, s’est réjoui de l’avancement concret du programme. Il le considère comme une opportunité majeure pour transformer durablement les zones ciblées de Tsévié. Cette initiative profitera directement aux habitants, qui attendent depuis longtemps des solutions aux difficultés quotidiennes liées aux infrastructures défaillantes.
