Le Togo vient de réaliser une performance remarquable lors du 22ᵉ Concours d’agrégation organisé par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Les universités publiques nationales comptent désormais neuf nouveaux Maîtres de conférences agrégés, confirmant ainsi le rayonnement croissant de la recherche togolaise dans l’espace francophone africain.
Les premières annonces, diffusées depuis le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ont révélé l’excellence de cinq juristes togolais. En droit public, Kodjo Essé Kokou Joseph Junior et Wella Mazamesso, tous deux affiliés à l’Université de Lomé, ont décroché le prestigieux titre. Leurs collègues privatistes ne sont pas en reste. Avengnon Koffi Edem (Université de Lomé), Awoki Kougnontéma (Université de Kara) et Folly Messan Agbo (Université de Lomé) ont également franchi avec succès cette étape décisive de leur carrière académique.

Cette première vague de résultats a suscité des réactions enthousiastes parmi les 113 candidats venus de douze pays et évalués par un jury composé de 37 membres. Les épreuves, qui se sont déroulées jusqu’au 21 novembre, représentent l’un des défis les plus exigeants du calendrier universitaire du continent.
La proclamation finale du jeudi 20 novembre est venue renforcer cette dynamique positive. La section Sciences économiques a offert quatre nouveaux agrégés au pays. Djahini-Afawoubo Dossè Mawussi (Université de Lomé), Bataka Hodabalo (Université de Kara), Dandonougbo Yevessé (Université de Lomé) ainsi que Sanoussi Yacobou (Université de Kara) ont été admis, enrichissant ainsi le corps professoral national de compétences scientifiques renforcées.

Ces résultats placent le Togo parmi les nations les plus performantes de la zone CAMES pour l’édition 2025. Cette moisson illustre l’aboutissement d’efforts soutenus menés depuis plusieurs années au sein des établissements d’enseignement supérieur du pays. La formation doctorale, l’encadrement scientifique et l’intégration aux réseaux académiques internationaux constituent les piliers de cette montée en puissance.

Il convient de rappeler que le concours d’agrégation du CAMES représente la voie privilégiée pour accéder au corps des enseignants-chercheurs de rang intermédiaire dans l’espace universitaire francophone africain. Y exceller constitue bien davantage qu’une simple promotion individuelle. Cette réussite collective accroît la visibilité scientifique du Togo, renforce la crédibilité de ses institutions académiques et améliore l’attractivité de ses universités publiques dans un environnement universitaire toujours plus concurrentiel.
