Le compte à rebours est lancé pour les occupants des zones ferroviaires du Port Autonome de Lomé. Dans une note officielle, l’institution portuaire ordonne leur départ immédiat afin de permettre la réalisation d’un projet structurant pour l’économie nationale. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de modernisation sans précédent des infrastructures de transport togolaises.
Au cœur de cette initiative figure un ambitieux programme d’interconnexion ferroviaire entre le port et la Plateforme Industrielle d’Adétikopé. Élevé au rang de priorité nationale, ce chantier doit transformer en profondeur les capacités logistiques du complexe portuaire. Il permettra d’assurer une meilleure fluidité dans l’acheminement des marchandises vers l’ensemble du territoire.
La zone concernée dessine un vaste périmètre urbain. Du sous-pont jusqu’à l’intersection avec la ligne Lomé-Aného, en passant par la gare routière et le corridor ferroviaire reliant Akodesséwa à Luxoliné, aucune installation ne sera épargnée. Les occupants doivent procéder sans attendre au démantèlement complet de leurs structures.
L’ultimatum est clair. Toutes les emprises devront être libérées avant le 30 novembre 2025. Passé cette date limite, le Port Autonome de Lomé mettra en œuvre les procédures d’évacuation forcée conformément aux textes en vigueur. L’établissement ne tolèrera aucun retard dans l’exécution de cette directive.
Les motivations avancées par la direction portuaire révèlent des enjeux multiples. L’assainissement du domaine public figure en première ligne, tout comme la sécurisation des opérations portuaires et la protection des usagers. Ces impératifs répondent à une vision globale visant à hisser le port de Lomé aux standards internationaux.
Dans sa communication, le Contre-Amiral Fogan K. Adegnon exprime sa confiance dans le sens des responsabilités des personnes concernées. Le Directeur général du PAL insiste particulièrement sur la dimension collective de ce défi. Pour lui, seule une mobilisation partagée permettra de mener à bien cette transformation capitale pour l’avenir économique du pays.
