Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi sous la présidence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Au menu des débats, plusieurs décisions ont été prises pour améliorer l’accès aux soins et moderniser les infrastructures sanitaires du pays.
Le ministre de la Santé a présenté un état des lieux préoccupant. Les chiffres révèlent que 23% de la population vit encore à plus de cinq kilomètres d’un centre de soins. Cette situation pénalise surtout les zones rurales où les distances se révèlent parfois insurmontables pour les familles démunies.

Face à ce constat, l’exécutif a validé un projet de loi qui prévoit l’allocation de 167 milliards de francs CFA. Cette enveloppe servira à construire de nouveaux hôpitaux de district et à réhabiliter les établissements existants. L’objectif reste clair : réduire les inégalités territoriales en matière de santé.
Par ailleurs, le gouvernement entend renforcer les capacités du personnel médical. Des formations continues seront organisées pour les médecins, infirmiers et sages-femmes. Le projet inclut également l’acquisition d’équipements modernes destinés aux blocs opératoires et aux services d’urgence.
La question du financement des soins a aussi retenu l’attention des ministres. Le texte propose d’élargir la couverture de l’assurance maladie universelle. Cette mesure devrait permettre aux ménages les plus vulnérables de bénéficier de consultations et de traitements à moindre coût.

Le Conseil a en outre examiné les modalités de gestion des médicaments essentiels. Un nouveau système d’approvisionnement sera mis en place pour éviter les ruptures de stock dans les pharmacies hospitalières. Les génériques seront privilégiés afin de contenir les dépenses.
Concernant la santé maternelle et infantile, le projet prévoit la construction de maternités dans plusieurs localités mal desservies. Des campagnes de vaccination et de sensibilisation seront intensifiées pour réduire la mortalité néonatale.
Le texte sera transmis à l’Assemblée nationale pour examen. Les députés devront se prononcer sur ce budget avant sa mise en œuvre effective. Les organisations de la société civile suivent le dossier de près et appellent à une utilisation transparente des fonds alloués.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts déployés ces dernières années pour améliorer l’offre de soins. Les autorités tablent sur une mise en service progressive des nouvelles infrastructures dès le premier trimestre 2026.
