Le Port Autonome de Lomé a réuni les acteurs de la transition environnementale maritime les 29 et 30 janvier derniers. Cet atelier de cadrage a permis d’établir les bases du processus de décarbonation et de transformation écologique de l’infrastructure portuaire.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé plusieurs autorités ministérielles. Les représentants des Ministères des Transports, de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection de la Côte et du Changement Climatique ainsi que celui délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières ont pris part aux travaux.

Les partenaires techniques et financiers se sont également mobilisés pour cette rencontre. L’Agence Française de Développement, la GIZ Togo, INROS LACKNE et Raach Solar figuraient parmi les structures présentes. Leur expertise accompagnera le port dans sa mutation écologique.
Kodjo Kudadje, Expert Environnementaliste du PAL, a présenté les résultats d’une analyse environnementale réalisée en 2025. Cette étude a permis d’identifier les sources d’émissions de carbone et les leviers d’action disponibles. L’expert a insisté sur le caractère stratégique de l’atelier qui pose les fondements opérationnels, institutionnels et partenariaux du processus.
La réussite de cette transition nécessite un engagement collectif de l’ensemble des acteurs portuaires. Les compagnies maritimes, les entreprises de manutention, les transitaires et les services portuaires devront coordonner leurs efforts. Cette mobilisation commune permettra d’atteindre les objectifs fixés.

Kombate Yentchabré, Secrétaire Général du Port Autonome de Lomé, a rappelé l’urgence de cette mutation. Le durcissement des normes environnementales au niveau international rend la décarbonation incontournable. Le responsable représentait le Directeur Général lors de cette rencontre
Cette transition renforce la compétitivité du port dans un contexte où les armateurs privilégient les infrastructures respectueuses de l’environnement. Le développement durable s’inscrit dans les objectifs de l’Organisation Maritime Internationale à l’horizon 2050. Le Port de Lomé entend se conformer à ces standards internationaux.
Les autorités portuaires visent la réduction de l’empreinte carbone à travers plusieurs axes. L’adoption des énergies renouvelables constitue une priorité. L’installation de panneaux solaires sur les infrastructures et l’utilisation de sources d’énergie propres pour les équipements réduiront la dépendance aux combustibles fossiles.
