Le Premier ministre sénégalais et président de la majorité présidentielle, Pastef, Ousmane Sonko a conclu son intervention lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement ce mardi 24 février 2026 par une déclaration forte. « Je suis le gardien de la révolution », a-t-il affirmé devant la représentation nationale. Cette phrase marque une posture politique claire et une responsabilité assumée face au peuple sénégalais.
La « révolution » évoquée par le chef du gouvernement ne se définit ni comme une rupture brutale ni comme un bouleversement désordonné. Il s’agit d’une révolution démocratique portée par les urnes et née d’une volonté populaire de transformation profonde du pays.
Cette révolution repose sur trois piliers essentiels selon le Premier ministre. La souveraineté constitue le premier axe de ce changement. La justice représente le deuxième pilier de cette transformation. La bonne gouvernance complète ce triptyque. Être le gardien de cette révolution signifie veiller à ce que ces principes ne soient ni dilués, ni trahis, ni détournés.
Le parcours d’Ousmane Sonko avant son accession aux plus hautes responsabilités illustre son engagement. Son combat contre la corruption lui a coûté sa carrière dans l’administration publique. Sa lutte politique s’est construite dans l’opposition, dans l’adversité et souvent dans l’épreuve.
Le Premier ministre n’a pas seulement dénoncé un système. Il a proposé une alternative structurée aux dysfonctionnements qu’il pointait. Il n’a pas seulement mobilisé les foules. Il a organisé un mouvement politique. Il n’a pas seulement résisté aux pressions. Il a persévéré malgré les obstacles. Ce parallélisme entre parole et action fonde aujourd’hui sa légitimité à se présenter comme le protecteur de l’idéal de changement.
Son accession à la primature à la suite d’une alternance démocratique marque l’aboutissement d’un long combat politique. Cette victoire ne représente pas celle d’un homme seul, mais celle d’un projet collectif porté par une jeunesse engagée et un peuple déterminé à reprendre en main son destin.
En se déclarant gardien de la révolution, Ousmane Sonko affirme son rôle de garant de la fidélité aux engagements pris. Ces promesses incluent la transparence dans la gestion des ressources naturelles et la rationalisation des finances publiques. Elles visent également le renforcement de la souveraineté économique et la réforme des institutions.
La déclaration du Premier ministre devant la représentation nationale s’inscrit dans une logique de continuité entre son parcours, ses engagements et son action gouvernementale. En se définissant comme « gardien de la révolution », Ousmane Sonko endosse publiquement la responsabilité de préserver l’esprit du changement.
Cette responsabilité implique également d’assurer la traduction concrète de cet idéal au service du peuple sénégalais. Le Premier ministre s’engage ainsi à maintenir le cap des réformes promises lors de la campagne électorale qui a porté son parti au pouvoir.
L’histoire jugera la portée de cette mission que s’assigne le chef du gouvernement sénégalais. L’engagement reste désormais clairement affirmé devant l’instance qui représente la souveraineté populaire.
Cette séance de questions d’actualité a permis aux députés d’interpeller le Premier ministre sur plusieurs sujets sensibles. Les parlementaires ont évoqué le scandale lié à l’homosexualité, la crise universitaire et la situation des 18 Sénégalais détenus au Maroc. L’opposition parlementaire, représentée notamment par le député Abdou Mbow de la coalition Takku Wallu Sénégal, a participé à ces échanges.
