Le gouvernement togolais réaffirme sa détermination à faire valoir ses droits et intérêts légitimes après la notification reçue du Ghana le 20 février 2026. Les autorités ghanéennes ont décidé d’engager une procédure d’arbitrage international concernant la délimitation de la frontière maritime entre les deux États, rompant ainsi le cadre des négociations bilatérales en cours depuis 2018.
Le Togo a privilégié le dialogue et la coopération fraternelle durant près de huit années. La Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo a mené des négociations constructives avec la Ghana Boundary Commission selon les principes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Cette approche pacifique visait à trouver une solution consensuelle au différend frontalier.
Les incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 ont démontré l’urgence de délimiter la frontière commune. Des unités navales et des navires de recherche mandatés par la partie ghanéenne ont violé à plusieurs reprises l’espace maritime revendiqué par le Togo. Ces violations ont motivé l’engagement des discussions bilatérales dès juin 2018.
La cinquième réunion plénière tenue du 22 au 23 août 2019 à Accra avait abouti à un engagement mutuel. Les deux parties s’étaient accordées pour s’abstenir de toute action en mer susceptible de compromettre le climat de paix et de sérénité. Le Togo a respecté scrupuleusement cet engagement pendant toute la durée des négociations.
La décision unilatérale du Ghana de recourir à l’arbitrage international marque une rupture avec le processus de dialogue patient mené par les deux pays. Cette orientation intervient sans que les voies diplomatiques n’aient été épuisées. Le Togo prend acte de ce choix qui écarte la recherche d’une solution négociée entre voisins.
Les autorités togolaises soulignent leur attachement constant aux principes de règlement pacifique des différends. Le respect du droit international et des instruments juridiques guide la position du pays. Le Togo demeure fidèle aux valeurs de bon voisinage et de coopération fraternelle entre États africains.
Le gouvernement se réserve le droit d’utiliser toutes les voies de recours disponibles pour défendre les intérêts nationaux. La position togolaise s’appuie sur des arguments juridiques solides et sur le respect des principes de justice et d’équité prônés par la Convention de 1982. Le pays dispose d’une équipe technique compétente pour plaider sa cause.
Le Togo aborde cette procédure d’arbitrage avec sérénité et détermination. Les autorités sont confiantes dans la solidité de leur dossier juridique. Le pays compte démontrer devant l’instance internationale le bien-fondé de ses revendications maritimes. Les principes du droit de la mer soutiendront la position togolaise.
Les relations bilatérales entre le Togo et le Ghana ne se limitent pas à ce différend frontalier. Les échanges commerciaux et la coopération dans de nombreux domaines continueront malgré cette procédure judiciaire. Le traitement de ce dossier dans un cadre juridique approprié permettra de préserver les liens historiques entre les deux peuples.
Le communiqué gouvernemental du 25 février 2026 traduit la maturité de l’approche togolaise. Le pays accepte le recours à l’arbitrage tout en réaffirmant son attachement au dialogue entre nations africaines. Cette posture équilibrée témoigne de la responsabilité des autorités togolaises face aux enjeux régionaux.
La procédure d’arbitrage international fixera définitivement les limites maritimes entre les deux États. Le Togo se prépare à défendre avec vigueur ses droits légitimes devant cette instance. Les intérêts du pays et de ses populations côtières seront protégés tout au long de ce processus juridique.
