Les acteurs du bassin de la Volta se sont réunis lundi à Lomé pour un atelier régional de quatre jours. Cette rencontre se déroule jusqu’au 27 février avec pour objectif de valider les résultats d’une mission d’évaluation du capital environnemental et des impacts socio-anthropologiques dans la zone. L’eau et l’environnement occupent le cœur des échanges entre les six pays riverains.
L’atelier vise à présenter les versions actualisées des livrables 2 et 3 ainsi que la version provisoire du livrable 4. Ces documents découlent de la mission d’évaluation portant sur les services et fonctions des écosystèmes dans le bassin. Cette démarche améliore la base de connaissances et développe des outils de gestion pour un processus décisionnel éclairé.
La bonne gestion des ressources en eau et la protection de l’environnement constituent deux éléments intrinsèquement liés. Ils forment le fer de lance du Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest. Cette approche intégrée garantit la durabilité des écosystèmes et le bien-être des populations riveraines.

Dibi Millogo, Secrétaire Exécutif Adjoint de l’institution, a salué la présence de la délégation du ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement. « Cela dénote de l’importance que le gouvernement togolais accorde aux initiatives de gestion des écosystèmes au Togo et particulièrement à l’échelle du bassin de la Volta », a-t-il déclaré dans son mot introductif.
Cette mission d’évaluation devrait aider les pays riverains du bassin à mieux cerner l’intérêt d’une utilisation efficace et raisonnable des ressources. L’objectif consiste à éviter des dommages sur les ressources en eau douce et les écosystèmes. Cette approche préventive permet de préserver le capital naturel pour les générations futures.
La mission s’inscrit dans le cadre du projet « Inversion des tendances à la Dégradation des Écosystèmes et des Eaux dans le Bassin de la Volta ». Ce programme dénommé REWarD-Volta River Basin bénéficie du financement du Fonds pour l’Environnement Mondial. L’Autorité du Bassin de la Volta et le Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest assurent son exécution.
Le projet vise à inverser les tendances à la dégradation des terres et des eaux. Il soutient le développement intégré basé sur les écosystèmes par le renforcement de la gouvernance transfrontalière. La restauration et la conservation de ces écosystèmes garantiront des moyens de subsistance durables aux populations riveraines.
Les écosystèmes du bassin subissent des menaces continuelles. Les actions anthropiques exercent des pressions sur l’environnement. Les effets de la variabilité et du changement climatiques aggravent cette situation. La coordination régionale permet de mieux répondre à ces défis transfrontaliers.
Le fleuve Volta traverse six États que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Cette dimension transfrontalière nécessite une coopération étroite entre les pays riverains. Les décisions prises en amont affectent les zones situées en aval.

La zone d’intervention du projet au Togo couvre le bassin de l’Oti qui représente 47% du territoire national. Cette portion inclut entièrement les régions des Savanes et de la Kara. Une partie des régions Centrale, des Plateaux et Maritime se trouve également dans ce périmètre. L’importance de cette zone justifie l’engagement du gouvernement.
Yawo Ewoenam Zegue, Secrétaire Général par intérim du Ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, représentait son ministre à l’ouverture des travaux. Le responsable a déclaré que le gouvernement togolais réaffirme son engagement constant en faveur de la gouvernance partagée des ressources naturelles dans le bassin. Cette position s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui apporte son soutien aux initiatives visant la gestion durable des écosystèmes.
Au terme de l’atelier, une version techniquement consolidée du livrable 4 sera produite. Ce document intégrera les améliorations méthodologiques et les contributions des pays participants. Le consultant disposera d’un délai de vingt-et-un jours pour transmettre cette version finale.
Les participants examineront les données collectées sur le capital environnemental du bassin. Les services écosystémiques rendus par le fleuve et ses affluents feront l’objet d’une évaluation économique. Les impacts socio-anthropologiques des différentes activités humaines seront également analysés.
Cette démarche scientifique fournira aux décideurs les informations nécessaires pour élaborer des politiques de gestion durable. Les recommandations issues de l’atelier guideront les actions futures dans le bassin. La préservation de cet écosystème vital bénéficiera aux millions de personnes qui en dépendent pour leur subsistance.
