À Lomé, les directeurs des Affaires Financières des ministères et institutions se sont réunis pour un séminaire d’importance, axé sur l’amélioration de l’exécution budgétaire. Cet événement, porté par le projet conjoint de l’Union européenne et du FMI, s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gestion des finances publiques.
L’objectif central de cette rencontre est de garantir une meilleure prévisibilité des dépenses publiques, tout en renforçant l’efficacité du pilotage budgétaire. En effet, il s’agit de favoriser une meilleure interaction entre les différents outils de planification et de régulation, tels que les plans de trésorerie, les fiches d’autorisation des dépenses et les stratégies d’achat public.
Un des enjeux majeurs de ce séminaire est d’intégrer ces instruments dans un système d’information budgétaire. Cela permettrait d’automatiser les processus tout en assurant leur sécurité et leur transparence, deux éléments cruciaux pour une gestion financière fiable et efficiente.
Selon Ephrem Ghonda Makiadi, conseiller résident en gestion des finances publiques, la mise en place d’une cohérence entre ces outils est primordiale pour une gestion budgétaire optimale. Cette approche devrait conduire à la création d’un cahier des charges fonctionnel pour l’informatisation des processus et à des recommandations pour mieux intégrer ces outils au système existant.
Anne Joseph, cheffe du projet de l’UE et du FMI, a rappelé l’importance d’une gestion prévisible des finances publiques, soulignant que cette démarche s’inscrit dans un processus plus large de réformes, notamment l’évaluation PEFA 2023, un projet soutenu par l’Union européenne.
En clôture de la rencontre, Stéphane Kpowbie Akaya, secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur d’une gestion publique plus transparente, responsable et conforme aux normes internationales. La finalité de cette initiative est d’assurer une allocation des ressources plus judicieuse et d’améliorer la reddition de comptes au sein de l’administration publique.
Ce séminaire marque un pas supplémentaire vers une gestion budgétaire plus rigoureuse, où la cohérence entre les outils d’exécution devient un levier essentiel pour atteindre les objectifs budgétaires fixés.
