Le Ministre Gilbert Bawara a dénoncé la décision du jury d’appel de la CAF qui a rendu la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, y voyant une mesure incompréhensible et humiliante pour le continent, contraire à l’esprit de cohésion sociale que doit porter le football.
Le problème, c’est que le même jury comptait un membre togolais : Espoir Komlan Assogbavi , inscrit comme membre aux côtés de représentants du Nigeria, du Cap-Vert, de la Tunisie et du Malawi. Sa signature figure sur la décision du 17 mars 2026 qui annule le verdict disciplinaire et donne gain de cause à la FRMF.
Comment le Ministre Bawara peut-il fustiger un « jury » alors qu’un Togolais a participé à son délibéré ? La contradiction saute aux yeux : le ministre condamne une décision à laquelle un compatriote a contribué, sans que sa position personnelle dans le vote soit précisée.
L’affaire laisse un malaise persistant. Au-delà du Maroc et du Sénégal, elle interroge la gouvernance de la CAF et place le Togo dans une position inconfortable : dénoncer une décision rendue aussi par l’un des siens.
