Un atelier national du secteur de la microfinance s’est tenu vendredi 27 mars 2026 à Lomé pour traiter la problématique du recouvrement des créances. La rencontre organisée par le ministère des Finances et du Budget en collaboration avec la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) intervient face à un constat alarmant : le taux de créances impayées dépasse 3%, seuil fixé par l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
Les responsables du ministère des Finances, de la BCEAO et les directeurs des institutions de microfinance du Togo ont participé à cette rencontre. L’objectif consiste à poser un diagnostic clair pour identifier les causes profondes de la dégradation du portefeuille et évaluer l’efficacité des dispositifs actuels de recouvrement.
L’atelier a présenté les principales innovations de la nouvelle loi uniforme portant réglementation de la microfinance adoptée le 25 mars 2026. Une période de transition de 12 mois est prévue pour l’application complète de cette réforme qui introduit des exigences relatives à l’agrément, à la gouvernance, au contrôle interne et à la finance islamique.
Les participants ont également partagé les bonnes pratiques des autres pays de l’UEMOA en matière de recouvrement de créances. Les observations et propositions retenues seront transmises à l’association professionnelle des systèmes décentralisés du Togo pour élaborer des solutions avec les experts de la BCEAO.
Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a souligné la gravité de la situation. « Le non remboursement des crédits érode les fonds propres et fragilise la crédibilité de ces institutions à financer de nouveaux bénéficiaires. Cette situation compromet la confiance des déposants et des partenaires financiers et met en péril tout le système de la microfinance », a-t-il déclaré.
