Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 1er avril 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé a adopté des décrets portant reconnaissance de la désignation de quinze chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la valorisation des autorités traditionnelles dans la gouvernance locale.
Conformément à l’article 14 de la loi n° 2007-002 du 8 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle, la désignation de chaque chef de canton, selon les usages propres à chaque localité, par voie coutumière ou par consultation populaire, est constatée par procès-verbal avant d’être entérinée par décret en Conseil des ministres.
Les quinze chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques en vigueur dans leurs localités respectives. Les décrets adoptés confèrent aux intéressés la reconnaissance juridique nécessaire à l’exercice de leurs fonctions au sein de leurs communautés.
Cette reconnaissance officielle permet aux nouveaux chefs de canton d’exercer pleinement leurs prérogatives en tant qu’autorités traditionnelles. Ils assurent la médiation dans les conflits communautaires, participent à la préservation des us et coutumes et servent d’interface entre l’administration et les populations.
Le Conseil des ministres a également adopté le décret fixant les indemnités de fonction des chefs de canton et assimilés pour l’exercice 2026. Conformément aux dispositions de la loi n° 2007-002 du 8 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle, ce décret fixe le montant annuel des indemnités allouées aux chefs de canton régulièrement reconnus et effectivement en fonction au 1er janvier 2026.
Cette mesure témoigne de la reconnaissance par l’État de l’importance du rôle joué par les autorités traditionnelles dans la cohésion sociale et le développement local. Les chefs de canton constituent un maillon essentiel dans la gouvernance territoriale togolaise.
Le processus de désignation des chefs de canton respecte scrupuleusement les traditions de chaque localité. Certaines communautés privilégient la voie coutumière avec la désignation par les notables selon les règles ancestrales, tandis que d’autres optent pour la consultation populaire permettant à la population de choisir son chef.
Cette double possibilité de désignation illustre la volonté du législateur togolais de concilier respect des traditions et pratiques démocratiques modernes. Chaque communauté conserve ainsi la liberté de choisir le mode de désignation qui correspond le mieux à ses usages spécifiques.
Les autorités traditionnelles jouent un rôle crucial dans la préservation du patrimoine culturel togolais. Elles veillent au maintien des rites, des cérémonies et des pratiques ancestrales qui constituent l’identité de leurs communautés respectives.
